Le sel de la vie, de Françoise Héritier


J’ai lu ce livre car il m’a été prêté par une amie qui m’a dit que cette lecture lui avait fait du bien, mais qui a tenu à me prévenir que ce livre était écrit sous forme de liste et qu’il fallait aimer (ou pas).

Effectivement, ce n’est pas un livre très rédigé ou très littéraire, ce qui m’a laissée sur ma faim.
L’auteure dresse la liste de toutes les choses qui font le sel de la vie, c’est-à-dire essentiellement les moments agréables (bien que le sel puisse aussi avoir ses côtés déplaisants), et dresse du même coup une sorte d’autoportrait ou de méli-mélo d’autobiographie, quelque chose entre le « je me souviens » de Pérec et « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm puisqu’on reste dans l’exploration des « plaisirs minuscules » et autres menus événements de l’existence.
Il y a un aspect répétitif dû au fait qu’un même plaisir peut être décliné sous différentes formes à différents moments du livre, ainsi la simple cueillette dans la nature se retrouve à plusieurs reprise sous forme de « raisins », « fraises » et « champignons » (et on aurait encore pu allonger le livre en rajoutant bien d’autres cueillettes : prunelles, myrtilles, noisettes, que sais-je encore !)
Bref, un livre un peu facile, qui n’a sans doute pas d’autre ambition que de susciter de fugaces évocations et de remuer la surface de nos mémoires.

Le sel de la vie de Françoise Héritier était paru chez Odile Jacob en 2012 et je l’ai lu dans le cadre du défi Autour du Monde elles écrivent, pour le continent Européen.

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7 Commentaires

  1. Je pense que je vais passer mon tour 🙂

    Réponse
  2. J’ai tellement de livres à lire qu’il faut faire le tri. Et ici, après avoir lu ta chronique, je vais passer mon tour 🙂

    Réponse
  3. Pas lu jusqu’au bout… Ne partageant pas les mêmes plaisirs de la vie que Françoise Héritier. Un sel trop matérialiste à mon goût.

    Concernant la comparaison à Philippe Delerm, il y a une différence car ce dernier met forme afin que nos sens captent ces bonheurs minuscules. Et une poésie est là.

    Réponse
    • Je suis d’accord sur le côté matérialiste de ces plaisirs, et encore plus sur le manque de poésie de bonheurs présentés sous forme de liste de manière un peu mécanique ou comptable … effectivement Philippe Delerm a une jolie écriture, qui fait défaut ici.

      Réponse
  1. Autour du monde, Elles écrivent… – Toutes les lectures | À mes heurs retrouvés

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