Journal d’un roman n°6

Vous vous souvenez peut-être, chers lecteurs, qu’au mois d’avril de cette année j’avais terminé l’écriture du premier jet d’un roman – récit autobiographique plus exactement – , avec l’intention de le corriger un mois plus tard, et hésitant beaucoup sur une éventuelle tentative de publication ?
Eh bien, il m’aura fallu en réalité cinq mois de réflexion avant de pouvoir prendre une décision …
J’ai laissé reposer ce récit sans y toucher et c’est seulement au mois de septembre que j’ai eu le courage de remettre mon nez dedans. J’avais peur de découvrir de nombreux défauts et faiblesses mais, finalement, je n’aurai passé qu’une dizaine de jours à faire des corrections, qui ont été le plus souvent minimes : changement d’un mot ou d’une tournure de phrase, correction de coquilles. Une réécriture de certains passages a parfois été nécessaire, et j’ai aussi réalisé quelques coupes de paragraphes qui ne me plaisaient plus …
Et puis j’ai sauté le pas : j’ai envoyé ce récit à trois éditeurs de moyenne importance vers la mi-septembre. Sur le site internet de de l’un de ces éditeurs il est précisé qu’il faut compter deux mois d’attente pour avoir une réponse après l’envoi d’un manuscrit, je prends donc mon mal en patience et vise la mi novembre avec impatience !
Ce qui m’a décidée à contacter des éditeurs c’est d’abord la curiosité : l’envie de faire lire ce travail à des professionnels, l’envie de savoir ce que vaut ce récit (même s’il est probable que je ne reçoive de la part des éditeurs que des refus sous forme de lettres-types, mais on ne sait jamais !). Et puis je crois que j’aurais trouvé dommage de garder ce texte dans un tiroir, sans lui donner au moins une chance de voir le jour.
Période d’attente donc !
Rubrique à suivre …

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Journal d’un roman n°5

Il y a une bonne dizaine de jours j’ai terminé l’écriture de mon roman, du moins j’ai terminé le premier jet et fait les premiers niveaux de corrections.
J’ai donné immédiatement le manuscrit à lire à deux amies.
L’une a été très positive sur mon travail, l’autre a été plus réservée parce que la structure du récit lui semblait peu claire, ce que je conçois très bien.
En tout cas, leurs avis m’ont beaucoup rassurée et je les remercie grandement.

Je souhaite maintenant prendre du recul et « laisser reposer » le manuscrit avant de le reprendre pour plus de corrections.
J’ai repris hier l’écriture poétique et j’essaye de ne plus penser à ce roman.
Peut-être, quand je le relirai (d’ici 15 jours ou trois semaines), ne me plaira-t-il plus et ne me reconnaîtrai-je plus dans cet écrit ? Cela m’est déjà arrivé avec des poèmes.

Il y a aussi la question de l’envoi aux éditeurs.
Je révèle dans ce roman des choses très personnelles, parfois impudiques. Je n’ai pas forcément envie que ma famille sache tout cela sur moi, ou lise ce que je pense d’elle.
La tentation existe, de garder ce roman dans un tiroir et de ne rien tenter pour le publier.
Mais la tentation existe aussi, de faire quelques envois à des éditeurs « pour voir ».

On verra. Pour le moment je laisse reposer !

Rubrique à suivre …

Journal d’Un Roman – Numéro 4

Ceux qui me suivent depuis plus d’un an se souviennent peut-être que, dans les premiers mois de 2013, je tentais d’écrire un récit autobiographique.

J’avais abandonné ce travail en mars, n’étant pas satisfaite de la structure de ce manuscrit et n’ayant plus aucune inspiration.

En octobre 2013, j’ai repris ce projet d’écriture et j’ai décidé de tout recommencer.
Je n’ai pas, pour autant, fait de copier-coller de la première version vers la nouvelle version. J’ai tout repris du début.

Ayant eu des problèmes de construction de mon récit, j’ai beaucoup réfléchi à cet aspect de mon travail et j’ai opté pour une structure intermédiaire entre le journal intime et le récit biographique.
De fait, la structure est maintenant assez complexe. J’espère juste que mon lecteur s’y retrouvera !

J’en suis maintenant presque à la fin – je pense en avoir encore pour dix ou quinze jours de travail intensif.
Arrivant presque au bout de ce projet, ma motivation se trouve décuplée et je passe désormais trois ou quatre heures par jour à écrire ce roman.
Il y a seulement un ou deux mois, j’avais l’impression d’être dans un long tunnel dont je ne verrais jamais le bout !

Ces derniers jours, j’ai eu l’occasion de m’apercevoir qu’il y avait un aspect thérapeutique dans ce travail d’écriture. Je le vis un peu comme une auto-psychanalyse par moments. J’ai dû revisiter certains pans de ma propre histoire, en adoptant un regard neuf et sans complaisance ! Au moins sur le plan personnel, ça aura été très enrichissant !

Au départ, je pensais raconter toute ma vie de A à Z. Et puis, je me suis aperçue que ce n’était ni intéressant ni souhaitable. J’ai dû faire des choix. Sélectionner les épisodes importants et laisser tomber les détails me semble être le principal travail. Ce n’est pas toujours aisé. Il y a parfois des détails qui son très révélateurs d’une atmosphère, d’un personnage, et qu’on ne doit pas supprimer.

Rubrique à suivre !

Journal d’un roman – Numéro 3

Je poursuis cette rubrique aujourd’hui car je traverse une période difficile dans l’écriture de mon roman. J’avais arrêté d’écrire pendant trois jours, puis je m’y suis remise, mais certains soirs j’ai vraiment besoin de me forcer car la motivation n’y est plus tout à fait.
Cela fait maintenant un mois et demi que j’ai commencé ce projet et, comme je m’y attendais dès le départ, je ne ressens plus la grande fougue du début, cela devient un travail un peu pénible.
Il faut dire que j’avais commencé par l’écriture de toutes les scènes les plus essentielles de cette histoire, et donc il ne me reste maintenant que les anecdotes, qui sont moins intéressantes, mais indispensables au déroulement du roman et à la vraie compréhension des personnages. C’est donc normal que je me sente moins passionnée maintenant qu’il y a quelques semaines…
Cette baisse de motivation est d’autant plus bête que je ne suis plus très loin d’avoir terminé le premier jet : j’ai actuellement soixante-seize pages et je pense qu’il ne manque plus qu’une vingtaine – trente au maximum. Ce sera donc un court roman, ce que je ne savais pas avant de commencer (j’imaginais au contraire une histoire de plus de deux cents pages quand je pensais à tout ce que j’avais à raconter et à dire !).
Sinon, mon histoire, qui se voulait un pur récit autobiographique, a légèrement dévié vers l’imaginaire : je ne dis pas toute la vérité et rien que la vérité ! Il m’a semblé qu’en modifiant ou en résumant certains épisodes cela deviendrait plus intéressant pour un éventuel lecteur… la peur d’écrire un roman ennuyeux est en effet très présente !
A propos de lecteur, je commence à avoir hâte de faire lire ce travail à quelqu’un !
A vrai dire, j’avais fait lire déjà une première ébauche à une amie qui avait été encourageante, mais cela fait déjà un mois, et je ne tarderai sûrement pas à solliciter un deuxième avis.

Journal d’un roman – Numéro 2

Voilà plus de trois semaines que j’ai commencé à écrire mon roman (« récit autobiographique » serait plus juste) et je trouve que ça avance extrêmement lentement. Pour le moment cela forme un fichier Word de 40 pages, mais je trouve ça mince comparé à tous les efforts que je fournis et au nombre d’heures que je passe dessus. Bien sûr, vous me direz que l’essentiel est la qualité et non la quantité – mais, tout de même, au rythme où je vais, je me demande quand j’arriverai au bout ! Et quand je pense qu’après le premier jet du roman, il faut parfois encore le réécrire trois ou quatre fois, je trouve cela titanesque …

Mais je garde courage et je suis persévérante.
J’ai conscience que c’est un travail d’endurance.

La façon dont j’ai procédé les quinze premiers jours pour l’écriture de ce roman ? Eh bien, j’ai écrit toutes les scènes charnières, avec l’idée de « combler les trous » entre ces différentes scènes dans la suite de mon travail. J’avais besoin de me créer ainsi des jalons dans cette histoire. Et puis, les scènes charnières sont aussi celles dont je me souviens le mieux et, donc, les plus faciles à écrire.

En ce moment j’écris un « bloc » de scènes qui forment une suite très logique vers la fin de l’histoire – là aussi c’est assez simple à écrire car je me souviens très bien de la chronologie et des sentiments qui animaient les différents personnages.

Comme vous le voyez, j’ai commencé par le plus facile – je me réserve les plus grosses difficultés pour la suite !

Par rapport au blog La Bouche à oreilles : comme je suis très prise par mon roman, je n’ai plus beaucoup de temps pour lire de gros livres (ou alors au ralenti) donc je risque de poster surtout des articles poésie dans les prochain(e)s jours/semaines.

Page de Journal – Numéro 1

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique sur ce blog, qui s’appellera  » Journal d’un roman » .

Je viens en effet de commencer l’écriture d’un roman – c’est la première fois que je m’essaie à ce genre et je ne sais pas du tout comment on est supposé s’y prendre.

Par rapport à l’écriture de poésie, que je connais bien, j’ai surtout peur de ne pas être capable de tenir sur la durée même si la volonté est là et bien là. Pour écrire un poème il faut quelques heures, pour un roman il faut des mois … parfois cela se compte même en années mais j’espère ne pas en arriver là !

Je tiens déjà mon histoire – pour la simple raison qu’elle est autobiographique – mais cela ne simplifie la tâche qu’en apparence : certes je n’ai pas besoin d’inventer les événements et les personnages mais la charge émotionnelle est très importante et par ailleurs je me méfie de mes trous de mémoire !

Bref, cette rubrique me servira de temps en temps à vous tenir informés de mes difficultés et de mes interrogations, au fil de l’écriture !