Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

Ce livre est l’hommage d’un grand poète à un grand peintre : Guy Goffette a en effet pris pour sujet Pierre Bonnard, celui qu’on nomme souvent « le peintre du bonheur » – l’un des plus grands coloristes du XXème siècle.

Dire que ce livre est une biographie de Pierre Bonnard serait réducteur : certes, tous les éléments biographiques sont présents de la naissance à la mort (et, d’ailleurs, pas toujours dans l’ordre chronologique) mais c’est aussi une réflexion, une promenade, et surtout un très beau poème en prose sur la vie et l’œuvre de ce peintre.

La vie et l’œuvre de Bonnard, justement, sont très intimement liés : il n’aimait peindre que son univers familier : sa maison, son chat, son jardin. Il est du reste révélateur de son tempérament que, de toute une série de voyages en Europe, il n’ait ramené qu’un portrait de son ami et compagnon de voyage Édouard Vuillard.
Par dessus tout, Bonnard a peint d’une manière quasi obsessionnelle sa femme, toujours nue, et toujours jeune tout au long de leurs quarante-neuf années de vie commune.
Cette femme est un mystère, que le livre ne cherche pas à résoudre, mais qu’il éclaire.

Peintre de l’intime et du familier, Bonnard n’est pourtant pas forcément celui du bonheur : sa femme le tenait éloigné de ses amis, se montrait volontiers acariâtre, étant parfois désignée comme une « mégère » dans les témoignages de l’époque.
Malgré cela, la peinture de Bonnard respire la joie de vivre …

Le style de Guy Goffette est d’une grande beauté et d’une intelligence délicate : on voit qu’il aime Bonnard, qu’il se reconnaît même un peu en lui : personnage très réservé, modeste, peu enclin aux mondanités, ne vivant que pour son art.

Ceux qui connaissent déjà Pierre Bonnard par des livres d’histoire de l’art trouveront ici un supplément d’âme, une vision intime et profonde du peintre.
Pour les autres, ce sera certainement une très belle découverte.
Et, dans tous les cas, un grand plaisir de lecture !

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Violente Vie de Marie-Claire Bancquart


La poésie de Marie-Claire Bancquart est sans fioritures : elle utilise une langue mesurée, sans lyrisme, mais toujours nette et lumineuse.
Il me semble que cette poésie allie savamment les contraires : à la fois abstraite et concrète, corporelle et cérébrale.
Elle célèbre le minuscule et le provisoire comme éléments essentiels de l’univers et de l’infini.
Son dernier recueil de poèmes, Violente Vie, paru au Castor Astral en mars 2012, se compose de six parties nullement exclusives les unes des autres : Journal d’un jour, Vies Plurielles, Dans les formes du monde, Figurations, Refus de refuser, Nous inventons de vivre.

Quelques poèmes de Dans les formes du monde sont consacrés aux pierres et aux volcans. Journal d’un jour accorde une grande place aux sensations corporelles, au sourd travail des organes. Figurations est consacrée à la peinture : Marie-Claire Bancquart s’est arrêtée devant certains tableaux ou gravures et nous fait part de ses impressions : œuvres souvent anciennes (Grünewald, Guerchin, …) mais aussi plus modernes (Monet, Chirico).

Dans ce recueil j’ai retenu huit poèmes – parmi ceux qui me semblaient les moins abstraits – ou en tout cas qui me touchaient le plus :

Des mots ? – Crainte de choquer
on ne parle pas de la fatigue
qui habite le corps

on ne parle pas de la mésentente
avec un ami

du regard illisible du chat
du goût étrange d’une épice

On ne parle pas non plus
d’un grand amour.

On découpe au cutter
un cache pour paroles
qu’on promène, invisibles, dans la ville

pendant qu’on
salue,
sourit,
se félicite du beau temps.

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Dans sa bibliothèque silencieuse
un vieil homme prend un livre
glisse sa main entre les pages

caresse
comme ferait un aveugle
le très léger relief des caractères sur les feuilles.

Délices du toucher, que va tuer la numérisation.

Un vieil homme semblable à lui
déroulait doucement un rouleau, voici des siècles.

Il déplorait la brutalité rectangulaire
de ce nouveau venu : le livre.

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Pendant la guerre
(la mondiale)
nous vivions. Déjà.

On colore de vieux films d’elle

mais l’odeur des ruines
on ne peut la représenter
suffocante.

Mais la faim ne crie pas aux entrailles du spectateur.

C’est comme l’histoire d’une antiquité très ancienne
Qu’un érudit raconterait
à des gens dont le corps, le corps n’est pas
ne peut pas être
de la partie.

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Ce qui est écrit dans le chant du feu
N’est pas écrit
pour toujours

scintille
puis s’étouffe

mais
d’un poète l’autre
au travers des siècles
court une étincelle
de violente vie.

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Le plus grand des tourments ?

– Qu’un jour arrive
où tout visage deviendrait
celui d’un inconnu.

Prisonniers
de même pas un rêve,
nous serions brume neutre,
plus seuls que seuls,
en marge,
refusés
par le malheur même.

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Un tremble
c’est le nom
du peuplier blanc : luisance furtive.

Éclairs des feuilles

leur vie scintille

instant après instant
elles chuchotent
que nous avons aussi des moments miroitants
minuscules, étincelantes traces de nous sur le monde.

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Avant de sonner à cette porte
on tâte sa poignée
comme on prend un pouls.

Elle suggérera peut-être de partir

peut-être d’entrer
pour une vie entière ?

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Aimer.

Ce sera un mot sans suite.

Mais il aura été écrit, dans un moment lui-même ineffaçable
du grand calendrier que nous ne connaissons pas.

 

(Cet article est paru la première fois sur le blog La Bouche à Oreille le 13 mai 2012).

Berthe Morisot au Musée Marmottan

La Psyché C’est une belle exposition qui a lieu actuellement au Musée Marmottan à Paris sur la peintre impressionniste Berthe Morisot (1841-1895).
Environ le tiers de son œuvre est exposée ici puisque l’artiste a peint 423 tableaux durant sa vie et que l’exposition en présente 150. Parmi ceux-ci, beaucoup de ses principaux chefs d’œuvre ( Au Bal, La Psyché, Autoportrait, Eugène Manet à l’île de Wight , …)

Berthe Morisot naît dans une famille de la haute bourgeoisie, son père est haut fonctionnaire, favorable aux arts.
A l’abri de tout souci financier pendant sa vie, elle aura peu le souci de vendre ses tableaux, et sera donc libre d’explorer les voies artistiques les moins conventionnelles. Sa fortune lui permettra également de soutenir ses amis impressionnistes, par exemple en finançant leurs expositions.

Berthe Morisot commence à étudier la peinture à l’âge de 16 ans, avec sa sœur Edma, elle aussi très douée.
Les femmes n’ont alors pas le droit de rentrer à l’École des Beaux-Arts ou dans une académie et les deux jeunes filles prennent des cours particuliers. Le grand paysagiste Camille Corot sera un de leurs professeurs.
Elles deviennent ensuite copistes au Louvre où elles perfectionnent leur technique au contact des maîtres anciens. C’est ainsi qu’elles rencontrent Édouard Manet qui, d’ailleurs, va prendre Berthe Morisot pour modèle dans plusieurs de ses tableaux, dont le fameux Balcon.
Les deux sœurs exposent pour la première fois au Salon de 1864 – amorce d’une reconnaissance officielle.
En 1869, sa sœur Edma se marie et abandonne la peinture : Berthe Morisot se retrouve seule. Elle vit mal cette séparation mais travaille toujours avec acharnement.

Eugène Manet et sa fille dans le jardin de BougivalDès le tout début des années 1870 elle rencontre le groupe impressionniste et elle participera à toutes leurs expositions – sauf une – de 1874 à 1886.
Renoir et Degas, notamment, seront ses amis fidèles jusqu’à la fin de sa vie.
Elle fréquente également des écrivains, dont Mallarmé, qui sera un ami proche.
Cette même année 1874 elle épouse le frère d’Édouard Manet, Eugène, qui non seulement ne l’empêche pas de peindre mais devient au contraire un soutien précieux.
Ils ont ensemble une fille, Julie, en 1878, qui sera dès sa plus tendre enfance le modèle favori de sa mère.

Ce sont d’ailleurs exclusivement des femmes qu’elle prend pour modèles (seule exception : son mari). En effet, à cette époque-là, une femme convenable ne peut pas rester seule avec un homme – une séance de pose n’est donc pas envisageable.

Pendant ces années Berthe Morisot continue à travailler avec acharnement. Ses tableaux, qui semblent à première vue très spontanés et comme pris sur le vif, sont en réalité le fruit de longues heures de travail, et la plupart de ses toiles sont précédées de nombreux dessins préparatoires.
Son mari Eugène meurt en 1892.
Berthe Morisot meurt d’une pneumonie à 54 ans, en 1895.

J’ai été intéressée par la grande diversité de styles de ses tableaux.

Ses premières toiles témoignent de ses recherches sur la transparence (tissus, voiles), elle utilise des couleurs aux reflets nacrés et, surtout, joue avec différentes nuances de blanc ( La Psyché cf illustration, Au Bal).

Puis sa touche semble devenir plus libre, plus nerveuse, dans des toiles où les couleurs vives et les teintes pastels s’entremêlent : chaque coup de pinceau est visible et bien marqué, rendant ce style très vivant, et donnant beaucoup de mouvement aux tableaux. Ce style est très adapté aux paysages (qui sont splendides) comme aux portraits en pleine nature (Eugène Manet et sa fille dans le jardin de Bougival, 1881, cf illustration)

Puis, dans ses grandes compositions – que j’ai moins appréciées – , comme Le Cerisier (cf illustration), les figures semblent moins naturelles, plus schématiques, et les couleurs sont aussi moins lumineuses.

Dans les dernières années de sa vie, elle explore en parallèle deux styles très différents et même quasiment opposés :
– Un style très flou, avec des formes à peine ébauchées et une touche semblable à des hachures.
– Un style beaucoup plus dessiné, avec un modelé très travaillé, la touche étant presque lisse. Un style peut-être influencé par celui de Renoir qui, lui aussi, s’éloignait de l’impressionnisme dans ces années 1890 et recherchait un art plus “solide”, plus construit.

Cette exposition dure jusqu’au 1er juillet 2012 et je me réjouis d’avoir eu l’occasion d’inaugurer ainsi une catégorie “Peinture” sur ce blog !

 

(Cet article était paru au mois de mai 2012 sur le blog La Bouche à Oreille)

Parfois la beauté d’Azadée Nichapour

Parfois la beauté d'Azadée NichapourAzadée Nichapour écrit des poèmes simples et facilement accessibles.
Son recueil Parfois la beauté nous laisse entrer dans ses préoccupations et son univers quotidiens : souvenirs d’enfance, famille, trajets en métro, lecture du journal, écoute de la radio, …
Ses thèmes sont l’écriture, sa situation d’exilée, l’amour, le rêve, la beauté, la quête de soi.
La plupart de ses poèmes sont courts, proches de l’aphorisme. Sa langue est pour ainsi dire celle du langage parlé. Elle aime beaucoup jouer avec les expressions toutes faites pour les détourner. Elle aime aussi jouer avec les sonorités, les mots se répondant souvent par échos ; il lui arrive même d’utiliser, d’une manière très libre, la rime.
Pour présenter Azadée Nichapour je pourrais dire qu’elle est d’origine iranienne (Nichapour est sa ville natale) et qu’elle était enfant lorsque sa famille a décidé de s’exiler en France. Mais à cela elle répond :

Il faut que je vous dise
je ne suis pas celle qu’on vous présente

Ceci n’est pas une Persane
mais une personne

Méfiez-vous de la forêt qui cache l’arbre

J’aime aussi beaucoup ce poème, assez facétieux et profond :

Heureusement que les miroirs
sont différents

Sinon on se ressemblerait
comme deux gouttes d’eau

On pourrait même
se prendre pour soi-même

Il ne manquerait plus
que de se croire unique

Azadée Nichapour dit souvent “Je” dans ses poèmes et l’explique d’une manière très jolie et touchante :

– Tu ne parles que de toi
écris un poème sur la réalité
un miroir qui montre le monde entier
– Ne vois-tu pas Papa
je suis moi-même le monde
grande blessée de toutes les guerres
de la Première à la Dernière
jardin d’enfants et cimetière

J’aime aussi beaucoup ce petit poème – dont la formulation me semble intelligente, concise, pénétrante :

La séduction
n’est pas
une science exacte

Avec la somme de tes qualités
tu n’obtiens pas mon amour

Et je finis par celui qui m’enchante le plus car il peut s’appliquer à des tas de situations différentes et, je crois, va évoquer quelque chose à tout le monde :

Échange de bons procédés

Je te dirai tes quatre vérités
et tu feras mes quatre volontés

Parfois la beauté est paru aux éditions Seghers en 2008.

La Mauvaise Rencontre de Philippe Grimbert

J’ai acheté La mauvaise rencontre de Philippe Grimbert tout à fait par hasard. En regardant la couverture et en lisant la première page, je m’étais figuré que ce serait un livre léger, quelque chose de charmant sur les souvenirs d’enfance, avec ce qu’il faut de nostalgie.
C’est loin d’être le cas : ce livre est très sombre, le thème de la mort est présent du début à la fin et il plane sans cesse un sentiment d’inquiétude.
L’histoire est celle de Mando et de Loup (le narrateur), deux garçons qui, dès le temps des bacs à sable, se lient d’une amitié fusionnelle. Cette amitié durera jusqu’à leur entrée à l’Université, Mando choisissant le Droit et Loup la Psychanalyse. A partir de là un gouffre se creuse entre eux, irrémédiable.
Le suspense est ménagé pendant tout le livre pour nous amener vers la révélation de ce gouffre, et j’ai d’ailleurs plutôt aimé la manière dont les chapitres étaient construits : l’auteur nous prévient de ce qui va se produire,  dans le chapitre suivant il change de sujet, puis il nous ramène au sujet sur lequel nous étions prévenus et que nous avions perdu de vue. Malgré la présence de pas mal d’indices, je n’avais pas imaginé la révélation finale.
Mais si ce livre m’a paru fort c’est moins pour son alternance d’effets d’annonces et d’effets de surprises que parce qu’il aborde le thème du double et de la ressemblance. Et je me suis posé pas mal de questions après l’avoir refermé :
Est-ce que partager les mêmes goûts, les mêmes idées, et avoir en plus une longue histoire commune suffit pour dire qu’on se ressemble ?
Est-ce qu’on ressemble à quelqu’un uniquement parce qu’on veut lui ressembler ?
Je me suis aussi demandé sur quels critères on pouvait bien choisir ses amis à l’âge de trois ou quatre ans, si c’était juste le hasard ou s’il y avait déjà des accords de personnalités.

J’ai lu d’autres critiques de ce livre, et elles mettent toutes beaucoup en relief la personnalité de Mando. Pour ma part, il m’a semblé que ce personnage était, si j’ose dire, logique avec lui-même.
Par contre le personnage du narrateur m’a paru vraiment trouble, ambigu, et je suis restée perplexe en voyant qu’il ne cherchait jamais à expliquer ses sentiments.
Et puis je me suis rendu compte que le livre était autobiographique (il est dédicacé “A mes fantômes”) et j’ai pensé que ça devait être une forme de pudeur.
En tout cas ce roman est assez fort, troublant, et on sent dedans beaucoup de vérité.

 

(Cet article a été publié pour la première fois sur le blog « laboucheaoreille » en février 2012).

Sur Le Bal d’Irène Némirovsky

Ce bref roman est une analyse très fine des sentiments que peuvent éprouver certaines jeunes filles dans les toutes premières années de l’adolescence – époque de grande métamorphose interne et physique mais où l’existence demeure celle de l’enfance.
Un désir urgent de vivre, toujours réfréné par des adultes qui imposent la patience parce que l’heure n’est pas encore venue, s’exprime par de sourdes mais violentes colères, par des accès de tristesse mais aussi par un penchant pour de romantiques rêveries.
Et pendant les longues journées d’attente où l’adolescente ronge son frein, son observation du monde des adultes devient toujours plus cruelle, des projets de revanche s’échafaudent, se bousculent, jusqu’à la brève impulsion qui anéantira les projets élaborés par les adultes.
Ce bref roman est surtout le récit d’une rivalité entre une mère et sa fille – une mère qui entend maintenir sa fille le plus longtemps possible dans l’état d’enfance, et qui se montre à la fois autoritaire, acariâtre, mais aussi curieusement confiante vis à vis de celle qu’elle voudrait « mâter » : confiante au point de lui offrir une victoire aussi facile qu’écrasante …
Mère et fille partagent en tout cas un important point commun : le désir de vivre et l’exaspération d’avoir déjà trop longuement attendu.
La ressemblance entre les deux personnages, pourtant antagonistes,  est soulignée à plusieurs reprises :
« Charmant, dit Mme Kampf quand elle fut partie ; ça promet … D’ailleurs, j’étais toute pareille à son âge (…) »
« Elle serrait violemment les mains en parlant, d’un geste tellement identique à celui d’Antoinette en colère, que la petite, immobile sur le seuil, tressaillit brusquement, comme quand on se trouve, à l’improviste, devant un miroir. »
Le Bal est aussi un roman sur la mesquinerie du monde adulte lorsqu’il est en proie à l’ambition et à la vanité : petitesses des rêves de grandeur sont ainsi brutalement révélées.

Ce livre m’a paru être un roman parfait, tant par ses analyses psychologiques que par la limpidité de son style. C’est une œuvre d’une grande richesse et d’une belle acuité, que l’on peut lire sous plusieurs angles.
L’histoire est menée avec une superbe maîtrise, chaque personnage et chaque réplique est parfaitement à sa place et, chaque fois, sonne juste.

Je recommande vivement ce roman !

Un poème d’amour en vers libres

J’ai écrit ce poème début 2011 – il a été publié en juin 2012 par la maison d’édition Le Nouvel Athanor dans Les Cahiers du sens de cette même année – un numéro consacré au thème du mystère.

Amour Noir

Je te préfère au bonheur
comme je préfère
le rouge au rose
les impasses aux ruelles
et le tango à la farandole.

Je te préfère à l’espoir
comme je préfère
l’éclair à l’arc-en-ciel,
le pavot à la marguerite,
et le bâton à la carotte.

Je te préfère à la raison
comme je préfère
l’adolescence à l’enfance,
Tantale à Sisyphe,
et le désespoir à la résignation.

Je te préfère à la vie
comme je préfère
le noir au gris,
la douleur à l’errance,
et les vacheries aux singeries.

Marie-Anne Bruch

La Bouche à Oreille est de retour : et c’est ici !

Il se trouve que, par une erreur de manipulation dans les réglages de WordPress, mon ancien blog, laboucheaoreille, a été supprimé de la Toile …
N’ayant pas la possibilité de recréer ce blog sous son ancien nom (ou du moins la fonctionnalité semble m’échapper), je le recrée aujourd’hui sous le nom La Bouche à Oreilles … j’aurai donc gagné une ou plusieurs oreilles dans cette affaire : espérons que cela soit de bon augure !
Je vais recopier ici prochainement quelques uns des anciens articles qui m’avaient attiré quelque intérêt et que, par le plus grand des hasards, j’avais conservés sur mon ordinateur.
Mais, pour ceux qui me connaissent déjà : n’ayez nulle inquiétude, de nouveaux sujets et de nouveaux articles verront le jour dans les semaines qui viennent.
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore : sachez juste que ce blog sera consacré à la littérature : romans, nouvelles, mais aussi et surtout poésie – ma grande passion. Bien d’autres sujets culturels trouveront également leur place : peinture, cinéma, voire musique … et je me reconnais toujours dans l’expression « Bric à Brac culturel » qui était la devise de mon ancien blog.

Bonne lecture sur La Bouche à Oreilles !