Une recension de « La Portée de l’Ombre » par Frédéric Perrot

Merci à Frédéric Perrot de l’excellent blog Bel de Mai, qui a consacré une recension à mon dernier recueil La Portée de l’ombre, paru chez Rafael de Surtis en décembre 2020.


Vous pouvez lire son article ici :

https://beldemai.blogspot.com/2021/03/marie-anne-bruch-la-portee-de-lombre.html

Et voici pour rappel le recueil dont il s’agit et la manière de se le procurer;

bon de commande

Trois poèmes extraits de la revue Traction-Brabant n°90

couverture de la revue

Le numéro 90 de la revue Traction-Brabant est paru vers la fin septembre ou début octobre 2020 et je l’ai trouvé de grande qualité, comme c’est généralement le cas avec cette excellente revue dirigée par le poète Patrice Maltaverne !
J’y ai retrouvé des noms connus, celui par exemple d’Hervé Gasser qui tient un blog sur WordPress et dont j’apprécie les textes.
Voici donc trois poèmes courts extraits de ce numéro :

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L’apocalypse a déjà eu lieu

Tu parles de je ne sais quel prophète
Et des joies du travail en banlieue
Et puis tu t’arrêtes au milieu
D’une phrase et tu comptes les miettes
Avec le bout du doigt, comme un vieux
Tu fais des dessins dans ton assiette
Tu voudrais qu’on respire un peu mieux
Et savoir ce que c’est croire en dieu
Je ne sais pas pourquoi tu t’inquiètes

L’apocalypse a déjà eu lieu

Hervé GASSER
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Que cherchons-nous sous l’eau qui dort ?
Un peu de plomb ou bien de l’or
L’éclatement des heures au milieu du jour sur le tain
du miroir ancien
qui s’effrite
Un fil de soleil se glisse entre nos mains
un fin rayon qui se répand entre le sol et le plafond
du matin au soir
j’en réponds
du plus petit jusqu’au plus grand
du plus jeune jusqu’au plus vieux
tous, nous levons nos mains
vers le soleil
mirage de l’or qui sous l’eau dort
à défaut d’or
un peu de plomb
dans nos cervelles.

Chantal Godé-VICTOR

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Nuit Sauvage

C’était une nuit d’été.
Dans la clameur claire et musicale du ruisseau,
On entendait chanter grenouilles et grillons.
Les herbes prenaient un bain de lune,
Un rapace déchirait la quiétude du ciel
De temps en temps.
J’étais amoureuse
Comme on l’était au temps des cavernes,
Captivée par ce feu brûlant dans son regard
Sauvage et violent.

Parme CERISET

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Je vous renvoie vers le blog de la revue Traction-Brabant pour davantage d’informations et de lectures poétiques : grâce à ce lien !

Trois poèmes de Bernard Fournier, lauréat du Prix Troubadours 2020

couverture de la revue friches 131

J’avais consacré la semaine dernière un article aux nominés du Prix Troubadours 2020, un concours de poésie organisé par la revue Friches une fois tous les deux ans (années paires).
Le lauréat est Bernard Fournier pour son recueil Vigiles de Villages, un livre en l’honneur des pierres levées (menhirs, dolmens) des régions bretonne et rouergate.

Bernard Fournier né à Paris en 1952 est poète, essayiste, critique, animateur du café poétique « Le mercredi du poète », membre de l’Académie Mallarmé et Président des Amis de Jacques Audiberti. Il a soutenu une thèse de doctorat sur Guillevic. (source : revue Friches).

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page 18

Nous souffrons
de ne pas être pierre

nous sommes trop neufs et trop bavards

nous manque
le silence des siècles ;

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page 30

L’homme revient sur la pierre,
la marque de ses doigts :
ses ongles, un peu, grattent le granite :
un grain poudroie dans l’air chaud ;

à la fin,

bras croisés
un dieu le regarde ;

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page 32

C’est comme si les pierres se levaient elles-mêmes,
comme si elles sortaient de la terre,
comme si la terre les avait fécondées :

non, elles viennent de plus loin,
elles viennent de très loin dans le temps et dans l’espace :

elles viennent de loin
à l’intérieur de moi ;

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Bernard FOURNIER

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Je vous conseille l’achat de cette belle revue, dont vous trouverez le lien vers le site Internet sur cette même page, à droite et en déroulant un peu vers le bas, parmi la liste de mes revues préférées.

Quelques poèmes de Robert Roman

couverture du livre

Le recueil Pensées Ultérieures de Robert Roman est paru en décembre 2020 aux éditions du Contentieux.
Ce livre réunit de très courts poèmes sans titre ni ponctuation, de quatre vers chacun, chaque vers étant le plus souvent réduit à un ou deux mots, avec une maîtrise de l’ellipse et de la précision tout à fait formidable.
Fulgurances, effets de surprise, perceptions qui se retournent brutalement dans l’esprit du lecteur, images concrètes frôlant soudain l’abstraction (ou vice versa), significations multiples, donnent un très grand plaisir de lecture et stimulent l’intelligence.
Une interrogation métaphysique semble parfois sous-tendre ces poèmes.
Ces brefs poèmes sont accompagnés d’images de Matt Mahlen, dont le style s’accorde parfaitement aux poèmes de Robert Roman, par leur impact direct et rapide sur le lecteur.
Une préface de Daniel Martinez éclaire ces poèmes de manière très intéressante, soulignant « une mise en abîme du vécu » et une « poésie du mouvement ».

Le regard
Apparaît
Loin
Derrière l’oeil

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Une page du Livre

Mon élan
S’approprie
La rapidité
De la falaise

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Nous étions
Optimistes
Nous nous croyions
Mortels

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Sous la terre
Les cercueils
Continuaient leurs
Voyages immobiles

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Un objet déplacé
Une galaxie de secondes
Un geste d’adieu
Toute une vie

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Quelques poèmes parus dans la revue Friches numéro 131

couverture de la revue friches 131

Le numéro 131 de la revue de poésie Friches était paru à l’été 2020.
Il était consacré au Prix Troubadours/Trobadors 2020, concours de poésie organisé par cette revue tous les deux ans.
Ce numéro spécial met à l’honneur le lauréat de ce Prix en 2020 : Bernard Fournier pour son recueil Vigiles de Villages et je lui consacrerai un article particulier la semaine prochaine, comme suite à celui-ci.

Friches 131 consacre également un dossier aux poètes nominés par ce Prix Troubadours 2020, réunissant les très beaux textes de neuf poètes distingués par le jury.
Voici quelques uns de leurs poèmes :

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Qu’attend-on
d’une nuit sans étoiles ?

Peut-être qu’y bruissent
nos firmaments
à fleur d’âme ?

Que se jouent de nous
nos farandoles
effrayées
nectar du songe

qu’à petits pas
à frôlements feutrés
sanglotent
nos joies
nos chagrins

et qu’à petit matin
nous délivre
un essaim
de lumière

Frédérique ARCHIMBAUD (née en 1956, vit en région parisienne)

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Enlacements

Quatre vers à lire
près d’un verre à boire
cinq volubilis
sur la margelle du soir

Compagnon

Entre le derme et l’écorce
les fibres de mon cœur
et celles de son aubier
les résonances d’un providentiel aparté

L’adolescent

Dans sa bulle il fait beau _ peu importe la neige _
il voyage léger au sein du cybermonde
exècre les convenances, affectionne les frondes…
S’il était une plume ses poèmes nous brûleraient !

Marcel LAPEYRE (né en 1940, vit à Limoges)

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La ville
retournée par la nuit
de son plus beau côté

Le paysage se retient
soleil d’avril
l’immensité se verse dans un verre

Une cruche impavide
le dos rond de l’herbe
je m’ajoute aux pierres aux nuages

Georges ROSE (né en 1953)

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Lorsque l’enfant parait
bouche entr’ouverte,

tendu vers le petit dieu sublime de notre être
celui dont l’avenir
est tout entier intact,

la vie de nouveau
tiède et humide
sortie tout juste de sa gangue,
est grande espérance.

Bouteille à la mer emplie de mots à naître

Marie-Hélène NOCENT (née à Dax, vit à Paris)

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Mon nouveau recueil poétique « La Portée de l’Ombre » est paru

Vous vous souvenez sans doute, si vous suivez ce blog, que les éditions Rafael de Surtis avaient lancé une souscription pour mon recueil « La Portée de l’ombre », où il est question de musique et de folie.
Cette souscription a bien marché, en grande partie grâce à vous, et je vous en remercie !
Le recueil a pu être publié vers la mi décembre 2020.

La poète et directrice du site Recours au Poème, Marilyne Bertoncini, a créé une vidéo à partir de l’un des textes de ce recueil : celui qui concerne Miles Davis et son célèbre morceau « So What ».
Merci à elle, car sa voix, sa diction, le paysage urbain et, bien sûr, la musique en arrière plan, correspondent parfaitement à mes intentions.

Pour acheter mon recueil, le bulletin de souscription que j’avais publié en novembre est toujours valable.
Je vous redonne le lien vers l’article ici.

Dans les prochaines semaines, je vous donnerai d’autres nouvelles de ce livre.

Ces casseroles qui applaudissent aux fenêtres d’Iegor Gran

couverture chez POL

J’ai découvert ce livre par hasard, début octobre, en me promenant dans une célèbre librairie du quartier de Vavin-Montparnasse et le titre m’a tout de suite attirée.
Ces casseroles qui applaudissent aux fenêtres a été écrit, comme vous devez vous en douter, durant le premier confinement de mars-avril et mai 2020, et il adopte un ton résolument caustique, critique et polémique. C’est parfois drôle et pertinent, avec un sens de l’observation affûté et un sens percutant de la formule, mais à d’autres moments je n’adhérais pas vraiment à ces points de vue quelque peu excessifs.

En gros et pour résumer, Iégor Gran est absolument contre le confinement, quelles que soient les proportions prises par l’épidémie de Covid-19 et qui n’est, à ses yeux, pas grand-chose puisque, d’après lui, seuls les vieux et les riches en meurent. Tout ce qu’il voit, c’est que le confinement fait tomber dans la misère les pauvres, les artistes, les indépendants, les précaires, etc.
Les « casseroles qui applaudissent aux fenêtres » représentent tout au long de ces pages une certaine classe bourgeoise, très favorisée, déjà un peu âgée, qui a ridiculement peur de mourir du coronavirus alors qu’elle risque bien davantage de mourir du tabac ou de maladies cardiovasculaires et qui font crever les pauvres en applaudissant un confinement injuste et arbitraire.
Personnellement, je trouve ça un peu caricatural, même s’il y a un fond de vrai.
Pourquoi les vieux et les riches (qui ne se confondent pas forcément) n’auraient-ils pas le droit de survivre, autant que les pauvres et les jeunes ? Pourquoi faudrait-il sacrifier les uns à la survie des autres ? Je pensais que nous vivions dans un pays qui respecte la vie humaine et qui ne hausse pas les épaules en disant : « Bon, ce virus tue 0,6% de la population, tant pis pour eux, ce n’est pas très grave, pensons plutôt au PIB ! »
Je me demande quel genre de livre Iégor Gran aurait écrit si le gouvernement avait réagi ainsi, sans nous confiner, en laissant le virus circuler librement et tuer les plus fragiles.
Mais bon, « avoir bonne conscience, c’est magique » comme le proclame hardiment le bandeau de couverture en espérant bien nous culpabiliser un chouïa.
Une lecture qui m’a tantôt fait rire et tantôt agacée, et qui a le grand mérite de ne pas laisser indifférent !

Un Extrait page 18 :

La mort, que les hommes ont pour habitude de voiler pudiquement, circulait au grand jour, servie par le bon docteur Salomon. Et on l’applaudissait. Personne pour se demander si la bacchanale ne manquait pas de délicatesse.
Plus tard, après le déconfinement, le nombre de morts allant en diminuant, on applaudirait avec nettement moins d’allégresse. Quand il tomberait durablement en dessous de cent victimes quotidiennes, aux alentours du 20 mai, la fête serait finie, on cesserait d’applaudir.
Ah mais attention, il faudrait nuancer, car il y avait mort et mort. Les morts du Covid avaient infiniment plus de valeur que les autres. C’est ceux-là que comptait et recomptait sur ses dix doigts la direction de la Santé. Des morts de première classe. Les autres n’intéressaient personne. Combien de cancers ? D’accidents domestiques ? D’AVC ?
(…)

Trois poèmes d’Albane Gellé

couverture chez Cheyne

Albane Gellé est une poète française née en 1971. Elle a publié une trentaine de recueils chez différents éditeurs.
J’ai acheté récemment son livre « L’au-delà de nos âges » paru aux éditions Cheyne en 2020, et j’ai apprécié sa délicatesse et sa justesse.
J’ai sélectionné trois poèmes dans ce recueil, parmi mes préférés.

(page 48)

Nous sommes l’enfant d’hier
la morte de demain
nous sommes la mère
nous sommes la fille
les jours passent
nos yeux grandissent
nous voyons bien que tout change
nous choisissons enfin
de ne pas être une autre
que celle que nous sommes
vivante
irrécupérable.

**

(page 45)

Nous parcourons les âges
l’amour est du voyage
nous revêtons ses mues
pour le meilleur et pour le pire
serments crachés et puis rompus
nous alternons entre chaud froid
tunnels passés
nous remercions les crépuscules
sur le clocher un coq s’affole
girouette avec le vent du nord.

**

(page 32)

Nous nous convertissons
nous adhérons nous payons cher
nos violentes appartenances
nous barrons le passage
à la petite voix
celle-là dedans qui tambourine
des au secours à tout-va
nous flottons entre-deux
coupant les racines
et coupant les ailes
nous sommes nombreux
et nous sommes seuls.

ALBANE GELLE

Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait, d’Emmanuel Mouret

affiche du film

J’aime bien Emmanuel Mouret et j’ai eu très envie de découvrir son dernier opus : Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, sorti en salles en septembre 2020.
Je connaissais déjà le style de ses films, basés sur l’exploration du sentiment amoureux et, surtout, sur l’infidélité et les problèmes moraux que ça peut entraîner, jalousies, culpabilités, rivalités, trompeurs trompés, pieux mensonges et omissions embarrassées.
On retrouve tout cela dans ce film d’Emmanuel Mouret, mais en quantité excessive et quasiment jusqu’à saturation.

Evoquons d’abord la trame principale de cette histoire extrêmement compliquée, pour ne pas dire un peu difficile à suivre :

Maxime (Niels Schneider) est un jeune homme qui veut devenir romancier mais qui se cherche. Il va passer quelques jours dans le Sud de la France, chez son cousin François (Vincent Macaigne) et la femme de celui-ci, Daphné (Camélia Jordana), que Maxime ne connait pas encore et qui est enceinte de trois mois. Comme par hasard, le cousin est absent pour des motifs professionnels et Maxime se retrouve donc quelques jours en tête à tête avec Daphné. Pour briser la glace et faire connaissance, ils n’imaginent rien de mieux que de se raconter leurs histoires d’amour passées, chacun à son tour va donc développer de multiples histoires de couples et d’infidélités qui s’entrecroisent et se recoupent. Leurs récits à l’un et à l’autre constituent le propos du film.

Mon humble avis :

Pendant les heures qui ont suivi mon visionnage de ce film, je cherchais une explication à son titre, qui me paraissait pour le moins obscur. Quelles sont donc ces choses qu’on dit et qu’on ne fait pas (ou vice versa) ? Au début de ma réflexion, il me semblait au contraire que les personnages étaient très transparents, racontant leurs amours, leurs trahisons et leurs infidélités avec une franchise étonnante, même à une personne qu’ils ne connaissaient pas du tout. Et puis il m’a ensuite semblé que les personnages parlaient beaucoup d’amour, de sentiments, d’épineux problèmes de conscience alors que, dans les faits, il n’était jamais question entre eux que de désirs physiques à assouvir au plus vite. Ce sont en fait des purs jouisseurs qui se donnent des airs romantiques et une façade sentimentale pour justifier à leurs yeux et aux yeux des autres leurs coups de canifs réitérés dans leurs relations de couple.
Autour du thème central et unique de l’adultère, Emmanuel Mouret développe toute une suite de variations et de figures possibles, où le trompeur devient le trompé, où les femmes délaissées se changent en séductrices puis en maîtresses, ou le bon copain qui tient la chandelle devient l’heureux amant puis l’humilié, etc.
J’ai parfois ressenti une certaine lassitude devant l’accumulation des figures amoureuses, comme devant des géométries un peu trop symétriques et un chouïa invraisemblables.
L’utilisation de la musique romantique (Chopin, Schubert, Satie, Debussy, et Samuel Barber en guise de cerise sur le gâteau) à un volume sonore puissant, destinée à surligner lourdement les moments d’émotions et de pathos et les yeux larmoyants de Camélia Jordana, m’ont paru assez destructeurs d’émotions et pour tout dire ratés.
Sinon, j’ai bien aimé les décors très raffinés (coins de nature, architectures, exposition de minéraux, appartements parisiens luxueux, etc.) et les images sont souvent très belles, la lumière, les ombres, les corps de femmes joliment mis en valeur.
Un film que j’ai trouvé plutôt agréable au moment où je le voyais mais qui, en y repensant plus tard, ne laisse pas un souvenir très convaincant.
J’avais trouvé Mademoiselle de Joncquières, du même réalisateur, beaucoup plus réussi, et plein d’un humour et d’une pertinence qui, ici, font défaut.

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Quelques poèmes parus dans Arpa numéro 128

Voici trois poèmes parus dans la revue poétique Arpa numéro 128 du printemps 2020.
Je ne connaissais pas ces trois poètes et suis ravie de cette découverte.

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Le domaine

Il m’est donné cet espace
A bâtir et à planter.
Si j’y crois laisser ma trace
L’eau vite va l’effacer.

Il m’est donné cet espace
A compter et clôturer.
A la fin, de guerre lasse,
Je le déclôturerai.

Il m’est donné cet espace
A chérir et à léguer.
Si se fixe enfin ma place
C’est pour mieux l’abandonner.

Benoît VERMANDER

***

Le regard qui plonge vers moi
Un regard que seul un enfant peut avoir
Qui cherche quoi
Un regard qui pourrait être terrible
S’il venait d’un adulte
Car il ne porte aucune intention
Aucune pensée mais qui est intense
Simplement intense
Un regard qui brûle ou donne la joie.

Georges CHICH

***

J’entrouvre, au matin, les volets sur l’été.

Le soleil entre à demi-mot, se glisse parmi la pénombre – laissant dehors les feuilles balancer. Des rais de lumière s’entrecroisent au-dedans, décalquent au sol les rideaux, bientôt bâtissent le silence dont ils sont poutres charpentières.

Surgit alors un temps d’enfance, de délivrance, un temps de chapelle peut-être.

Les mots sont pleins.

Françoise VIGNET

***