Annonce de deux Mois Thématiques en Prévision.

Par goût et intérêt personnel, j’ai décidé de consacrer certains mois futurs à des thèmes particuliers.
Ainsi, le prochain mois d’octobre (2021) sera dédié au thème de la maladie psychique, avec des poèmes, des récits ou romans, une chanson et un film traitant de ce sujet, pas aussi difficile ou rébarbatif qu’on le croit généralement et qui a pu donner naissance à des œuvres belles et fortes.
Un autre mois thématique sera organisé en février 2022 sur le thème des Femmes japonaises, avec des présentations de poèmes, romans, films, écrits ou réalisés par des créatrices japonaises.

Sinon, vous retrouverez toujours en novembre quelques chroniques pour le défi des Feuilles allemandes d’Eva et Patrice.
Et en mars 2022, je participerai de nouveau au Mois de l’Europe de l’Est, selon mon habitude depuis de nombreuses années, avec là encore quelques chroniques.

Voilà pour mon petit programme ! J’espère que vous y prendrez plaisir !

Deux Poèmes de Frédéric Perrot

Ces poèmes sont extraits du recueil auto-édité Les Fontaines jaillissantes, paru au premier trimestre 2021.
J’ai eu la chance de connaître ce livre en discutant avec le poète lui-même, qui anime le blog littéraire « Bel de Mai » hébergé par Blogspot.

Je recopie ici la petite note au bas de la quatrième de couverture :

On ne connait pas Frédéric Perrot. Les textes ici assemblés nous donnent de lui un portrait peut-être infidèle. Qui sait ?

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Mosaïque

Passant devant la mosaïque
Le spectateur distrait
S’arrête un instant

La scène est charmante
Les couleurs lui plaisent
Le bleu du fond
Le blanc des oiseaux

Trois colombes
Autour d’un coffre ouvert
Où l’une dérobe
Un collier de perles

Il pense à la patience
Des artisans de Pompéi
A ses propres efforts
S’éloigne en soupirant

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Dans le brouillard

A pas lents
Il avance dans le brouillard

Se perdre plus avant
Aurait quelque chose de navrant

Style de plats romanciers
Il revit la scène
Gravit les escaliers
Sait où son désir le mène

Comme un automate

Bientôt tout sourire
Elle lui ouvrira ses bras
Heureuse de la nuit à venir
Et le mensonge continuera

Avec une sorte de hâte à présent
Il avance dans le brouillard

Se perdre plus avant
Aurait quelque chose d’obscène

Les mêmes mouvements
Les mêmes scènes

Mais il souhaite se perdre

Oublier toute prudence
Se livrer au hasard

Parvenir à ce point

Où il n’y aura plus de différence
Entre lui-même et le brouillard

Où le mensonge cessera

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Frédéric PERROT

Deux Poèmes d’Aksinia Mihaylova

J’ai découvert ce livre tout à fait par hasard, en me promenant dans ma librairie préférée, et mon attention a tout de suite été attirée par cette poète dont je n’avais jamais entendu parler auparavant et qui est pourtant loin d’être une inconnue puisqu’elle a obtenu le prestigieux Prix Guillaume Apollinaire en 2014 et le Prix Max Jacob en 2020.
J’étais donc passée à côté de cette intéressante poète jusqu’à présent et je répare aujourd’hui cette faute d’inattention.

Note biographique sur Aksinia Mihaylova :

Elle naît le 13 avril 1963 dans un village de Bulgarie. Elle commence à étudier la langue française en 1977, au lycée, et se passionne pour cette langue. Elle suit des études de bibliothécaire à Sofia. Elle fonde une revue littéraire Ah, Maria où elle publie des traductions d’auteurs français comme G. Bataille, Jean Genet ou encore les Surréalistes.
Elle a traduit plus de trente livres, poésies et proses, et a publié des traductions de dizaines de poètes français.
C’est en 2010 qu’elle vient en France pour la première fois.
Aksinia Mihaylova a publié cinq recueils de poésie en bulgare et a reçu de nombreux prix dans son pays et en Lituanie, en Lettonie et en France (Prix Apollinaire et Prix Max Jacob).

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Page 63

Un Tueur Innocent

J’ai déshabillé mes soucis et déboutonné
toutes mes amours avant toi, dit-il,
j’ai tout laissé à la consigne.
Me voilà nu et innocent.

Et j’ai cru que nous étions au seuil
d’une promenade sans fin après la longue attente
quand un des nombreux tiroirs de sa mémoire
s’est ouvert brusquement et le nom
d’une autre femme s’est enfoncé dans mon dos
comme un coup de couteau mal asséné.

Mais je reste vivante
car je suis de l’autre côté des choses,
j’habite une rue qui ne traverse pas son quotidien
et je fais semblant de ne pas l’entendre.

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Page 80

Un Archipel

Couchés dans la lavande
nous tirons du coin de l’œil
la couverture d’un nuage rare
dans la brise du soir tombant.

Tes mains apprennent
la géographie de mon corps,
les bouts de nos langues se touchent –
isthme temporaire
entre deux îles solitaires
dans la mer de lavande.
Tes vaches bleues paissent les vagues de mes prés
lèchent le sel qui fond sous mes bras
et jusqu’à ce que la lave en éruption
soit refroidie
non fécondée
dans le creux de mon ventre
tu me dis :
deux îles ne font pas un archipel.

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Le recueil Ciel à Perdre d’Aksinia Mihaylova est paru chez Poésie-Gallimard en mars 2021, dans une traduction de la poète elle-même et de Dostena Lavergne pour la deuxième partie du livre, et écrit directement en français pour la première partie.

Quelques Textes de poètes géorgiennes

J’ai trouvé ces trois poèmes dans l’anthologie « Je suis nombreuses », sous-titré « Quinze poètes géorgiennes », parue aux éditions de l’Inventaire en janvier 2021 dans une traduction de Boris Bachana Chabradzé.
Textes presque toujours féministes, ou sur des thèmes liés aux problèmes des femmes, au sexisme sous toutes ses formes.
Il est maintenant de bon ton pour les éditeurs de réunir en un seul recueil quelques poètes femmes pour composer une anthologie féministe, au point qu’on se demande si les femmes ont actuellement le droit d’être publiées si elles écrivent sur un autre sujet que leur féminité, ou si les hommes continuent à être les seuls à pouvoir écrire sur TOUT, à être libres de leurs thèmes et points de vue.
C’est très spécial. Et contradictoire.
Mais je ne vais pas épiloguer plus longtemps.

Voici trois de ces poèmes, que j’ai sélectionnés selon mes goûts, cela va sans dire.

Rusudan Kaishauri (née en 1957)

Ma grand-mère

Ma grand-mère regardait l’éclosion des roses
Comme une série pornographique.
Elle diminuait
Comme une pelote de fil blanc,
Tandis que je me tricotais avec des épines de rose.
Grand-mère est maintenant dispersée dans mes poèmes.
Elle se cache dans les mille plis
De ma robe
Et se pelotonne
Dans mes colliers de perles.
Des cheveux blancs ont déjà jailli
De ma tête,
C’est là
Que grand-mère se cachera le mieux.

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Irma Shiolashvili (née en 1974, vit en Allemagne)

page 34
A mes amies afghanes

J’aimerais parler des filles afghanes
De mes amies afghanes voilées,
De celles qui sont nées à Kaboul
Et qui dès leur plus tendre enfance, ont vu leur père les pointer du doigt :
« Vous êtes femmes, taisez-vous donc ! »
Cela se reflète dans leurs yeux et quand elles me regardent,
J’y vois les petites filles désespérées !
Quand elles me regardent, je vois comme elles envient
Mon audace géorgienne et ma liberté allemande,
Ma coiffure coquette
Et mes robes taillées près du corps…
Parfois je me dis que je ressemble à leurs rêves,
Parfois – au chagrin de leurs rêves non exaucés,
Très profond et sensible.

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Nato Ingorokva (née en 1969)

page 101

Sans Mots

« Ce sont justement les mots qui ont causé la première fissure » Mark Strand

C’est mon meilleur poème,
Dedans, il y a tous les mots
Que je devais dire et que je n’ai pas écrits.

C’est un de ces poèmes
Que l’on oublie aussitôt lus
Et dont même le titre ne reste pas en mémoire.

Il est le refuge de tous les mots laissés de côté.

Les lignes – à usage unique.
La musique a abandonné les mots
Il n’en reste que l’écho.

Dedans, il y a tous les mots
Que j’ai trouvés et perdus.

C’est un poème sans mots.
Le sujet principal
S’est couvert de la poussière des pensées secondaires
Et s’est caché entre les lignes.

Si vous y trébuchez
Ou si vous les rencontrez quelque part,
Ne me les retournez pas –

Ils vont aux destinataires.

Lecture Commune pour Goran

Eva et Patrice du blog « Et si on bouquinait un peu » ont eu l’excellente idée d’organiser une Lecture Commune pour le 15 septembre 2021, en l’honneur de notre ami blogueur Goran.

Je répercute ici l’article qu’ils ont publié pour annoncer cette nouvelle :

Après une petite pause nécessaire, nous revenons vers vous pour fixer notre date de lecture commune en hommage à Goran. Nous aimerions tout d’abord vous remercier pour tous vos messages qui montrent encore une fois à quel point Goran était apprécié de tous.

Nous avons longtemps réfléchi pour trouver une date. Nous n’avons pas voulu la choisir au hasard, nous souhaitions un lien concret. Nous avons tous fait connaissance avec Goran grâce à son blog, c’est pourquoi nous vous proposons le 15 septembre, car c’est à cette date que le blog « Des livres et des films » fête son anniversaire.

Pour rappel, nous allons lire Le petit joueur d’échecs de Yōko Ogawa. Pour celles et ceux qui auraient déjà lu ce titre, n’hésitez pas à vous joindre à nous avec un autre titre de la même auteure. Il y en a même un qui est sorti en poche chez Actes Sud en mai (Les lectures des otages).

Je résume : Le petit joueur d’échecs de Yoko Ogawa, le 15 septembre 2021. N’hésitez pas à en parler autour de vous.

Naturellement, je compte participer à cette Lecture Commune, non seulement par amitié pour Goran, dont la présence me manque énormément, mais aussi parce que Yôko Ogawa est une écrivaine de grand talent, à l’univers littéraire insolite et fascinant, que Goran appréciait tout particulièrement et que je serai heureuse de découvrir.

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Deux poèmes de Louise Glück

Ces deux poèmes sont extraits du beau livre Nuit de foi et de vertu, paru en version bilingue chez Gallimard en 2021 dans la collection « Du monde entier » et une traduction de Romain Bénini.

Louise Glück (née en avril 1943) est une poète américaine active à partir de la fin des années 60. Primée à plusieurs reprises, elle obtient le Prix Nobel de Littérature en 2020 pour l’ensemble de son œuvre poétique. Son recueil Nuit de foi et de vertu est initialement paru en 2014 aux Etats-Unis.
Il est à remarquer que l’œuvre de Louise Glück n’était pas traduite en français ni disponible chez aucun éditeur français jusqu’à l’obtention de son Prix Nobel.

La plupart des textes qui composent ce recueil sont assez longs, courant souvent sur plusieurs pages, ce qui ne facilite pas leur diffusion sur Internet, aussi ai-je choisi les deux premières parties d’un long texte et un autre poème en prose, assez court, parmi ceux que j’ai préférés.

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Page 21

Une Aventure

I

Il m’apparut une nuit alors que je commençais à m’endormir
que j’en avais fini avec ces aventures amoureuses
dont j’avais longtemps été esclave. Fini, l’amour ?
murmura mon cœur. A cela je répondis que beaucoup de
découvertes importantes
nous attendaient, tout en espérant que l’on ne me demanderait pas
de les nommer. Car je ne pouvais pas les nommer. Mais la
conviction qu’elles existaient –
cela devait certainement compter pour quelque chose ?

2.

La nuit suivante m’apporta la même idée,
cette fois à propos de la poésie, et dans les nuits qui suivirent
plusieurs autres passions et sensations furent, de la même manière,
mises de côté pour toujours, et chaque nuit mon coeur
invoqua son avenir, comme un petit enfant qu’on eût privé de son
jouet préféré.
Mais ces séparations, dis-je, sont dans l’ordre des choses,
Et une fois de plus je convoquai le territoire immense
qui s’ouvre à nous à chaque adieu. Et avec cette affirmation je devins
un chevalier glorieux s’éloignant dans le soleil couchant, et mon
cœur
devint le destrier qui me portait.

**

Page 101

Musique interdite

Après que l’orchestre eut joué pendant un certain temps, et eut passé l’andante, le scherzo, le poco adagio et que le premier flûtiste eut posé sa tête sur le pupitre parce qu’on n’aurait plus besoin de lui avant demain, alors arriva un passage qui était appelé la musique interdite parce qu’il ne pouvait pas, le compositeur l’avait spécifié, être joué. Et pourtant il devait exister et être passé sous silence, intervalle laissé à la discrétion du chef d’orchestre. Mais ce soir, décide le chef d’orchestre, le passage doit être joué – il veut à tout prix se faire un nom. Le flûtiste se réveille en sursaut. Quelque chose lui est arrivé aux oreilles, quelque chose qu’il n’a jamais ressenti auparavant. Il a fini de dormir. Où suis-je maintenant, pense-t-il. Et puis il le répéta, comme un vieil homme étendu sur le sol au lieu d’être dans son lit. Où suis-je maintenant ?

**

Quelques haïkus et photos de bord de mer

Etant partie quelques jours en Bretagne Sud, au mois de juin, je vous propose quelques haïkus et photos rapportés de ces journées de vacances. Ils vous donneront une idée de mon séjour et de mon état d’esprit du moment.

smart


Le ciel est rose
comme un grand coquillage
– et j’entends la mer.

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Pluie et vague
– dans un long brouillard blanc
l’océan se noie.

**

Bien au-dessus
des tourterelles plaintives
une mouette plane.

**

smart

K-ways et tongs
– à défaut de baignade
les touristes pataugent.

**

Mer grise, ciel gris
– tu enfiles ton ciré
couleur de soleil.

smart

**

La pluie peu à peu
espace ses gouttes – mouettes
dans la lumière.

**

Plus doux, plus doré
que sable au soleil
– le grain de ta peau.

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Tintouin assommant
d’une mouche têtue
– sur l’heure de la sieste.

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Merci de noter que ces photos et haïkus ne sont pas libres de droit. Me consulter pour toute éventuelle utilisation.

The Last Hillbilly de Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe

Vers la mi-juin, J’ai eu la chance de voir ce film en salle – c’était mon premier retour au cinéma depuis l’automne 2020 – et son caractère poétique, puissant, et parfois même un peu étrange, m’a donné envie d’en parler ici.
Il s’agit d’un documentaire, donc sans intrigue réellement circonstanciée, mais, en même temps, la scission du film en trois parties clairement identifiées et titrées, nous oriente vers une progression temporelle et l’approfondissement de certains thèmes.

Note technique sur le film :

Durée : 1h20
Image par Thomas Jenkoe et Son par Diane-Sara Bouzgarrou
Genre : Documentaire
Langue : Anglais (américain) sous-titré français.

Les thèmes du film

Le mot « hillbilly » signifie « péquenaud des collines » et il désigne aux Etats-Unis les descendants des premiers pionniers américains, des paysans blancs et pauvres, ignorants, consanguins, racistes, électeurs de Trump, au mode de vie inconfortable et rustique, et qui cherchent à préserver leurs traditions ancestrales, avec un certain rejet de la technologie moderne et une grande connaissance de la nature sauvage. C’est en tout cas de cette manière que le personnage principal du film, Brian Ritchie, nous décrit ces hillbillies, dont il déplore avec une pointe de nostalgie d’être le dernier représentant. Cependant, nous ne tardons pas à nous apercevoir que ce personnage est très loin d’être l’abruti ignorant qu’il vient de nous dépeindre et qu’il est au contraire un poète sensible qui a certainement beaucoup lu et auquel la vie a octroyé une profonde sagesse mais aussi une mélancolie tenace.
Le thème principal du film me semble être cette méditation devant un monde sur le point de disparaître, un monde généralement jugé comme obsolète, et les attitudes possibles face à cette disparition : s’accrocher désespérément aux traditions et tenter de les faire perdurer le plus longtemps possible, tout en sachant que les jeunes générations ne prendront pas la relève car tout cela les ennuie ? Ou peut-être essayer de dégager une signification, une réflexion sur l’histoire et sur l’existence, comme le fait le personnage principal lorsqu’il essaye de s’adresser à ses enfants qui ne s’intéressent qu’à moitié à ses propos.

Mon humble Avis :

Le héros du film, Brian Ritchie, est un personnage attachant, dont la voix rauque, le visage marqué par les épreuves, le charisme et le regard pénétrant s’imposent à l’écran, de même que les silhouettes barbues et pittoresques des quelques amis qui l’entourent et avec qui il partage les travaux des champs et autres tâches rudes et viriles. Et, en effet, à part les deux ou trois petites filles ou préadolescentes de la famille, l’absence complète des femmes adultes ne peut que frapper le regard et a suscité chez moi des tas d’hypothèses : les mères, sœurs et, surtout, épouses ont-elles déserté ce monde austère et sans agrément pour une vie plus moderne et plus agréable ? On peut facilement le supposer, et cela renforce encore l’impression d’un monde finissant, en cours de délitement, et que la vie abandonne peu à peu.
Parmi les images qui m’ont particulièrement marquée, je citerai le dépoussiérage des trophées de chasse : des bustes de cerfs empaillés, accrochés aux murs de la maison, que les hommes manipulent soigneusement et tamponnent délicatement avec des chiffons, tout en se remémorant les dates lointaines où ils ont tué ces animaux. La scène a un côté grotesque et vaguement monstrueux, un peu surréaliste et ironique à la fois, que j’ai énormément apprécié. Et, en tant que symboles d’un passé que ces hommes voudraient ressusciter, ou du moins préserver, ces têtes de cerfs semblent à la fois tragiques, dérisoires et d’un goût douteux.
Un très beau film, riche de sens et de sentiments !

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Sunshine Blogger Award – Juin 2021

Merci beaucoup à Katleen du blog Une vie des livres de m’avoir nommée au Sunshine Blogger Award. Elle m’avait en fait nommée en octobre 2020 mais je ne m’en suis aperçue que récemment.
Le principe est le suivant : on met le logo du prix, on dit qui nous a nommé, on répond aux 11 questions posées par cette personne, puis on choisit 11 personnes auxquelles on pose 11 nouvelles questions.

Les questions de Katleen et mes réponses :

  1. Quelle couleur te représente le mieux ?
    Pendant longtemps ma couleur préférée a été le vert et je me reconnais bien dans sa position intermédiaire entre les couleurs froides et chaudes, et puis c’est le symbole de l’espérance et aussi celui de la nature (qui m’est indispensable)
  2. Comment ranges-tu tes livres ?
    J’ai un classement assez compliqué dans lequel je ne me retrouve pas toujours moi-même : d’abord par genre, ensuite par siècle et enfin par ordre alphabétique. J’ai quatre bibliothèques, dont l’une est entièrement consacrée à la poésie (avec une étagère à part pour le théâtre). J’ai aussi mis à part dans une autre bibliothèque la littérature japonaise et celle de langue espagnole.
  3. Y a-t-il un auteur dont tu n’as apprécié aucun livre jusqu’à présent ?
    Oui, David Foenkinos. En fait, j’avais trouvé passable le premier livre que j’avais lu de lui (La Délicatesse) mais ceux que j’ai lus ensuite m’ont tous paru horribles, je me demande même comment on peut écrire ça.
  4. Quel personnage souhaiterais-tu avoir dans ta vie, et quel lien aurait-il avec toi ?
    J’ai rarement des grandes passions pour des personnages de romans mais il y a sûrement des écrivains que j’aurais aimé connaître, comme Colette, Virginia Woolf, Henri Michaux ou encore Paul Eluard. Désolée si ma réponse est à côté de la question.
  5. Quelle adaptation, sous forme de film ou de série, as-tu plus appréciée que le livre dont elle est issue ?
    Je dirais « Le Colonel Chabert » avec Depardieu, Fanny Ardant et Fabrice Luchini. Déjà, le film est assez bon mais surtout elle est issue d’une nouvelle très courte de Balzac, vraiment trop courte, que j’avais moyennement appréciée. Un autre film que j’avais préféré à son livre d’origine c’est « le Troisième homme » de C. Reed, inspiré par un roman de G. Greene. Il y en a sûrement beaucoup d’autres, et des plus récents, mais ça ne me vient pas tout de suite à l’esprit.
  6. Quel genre ou auteur souhaiterais-tu découvrir ?
    Il y a plusieurs auteurs que je souhaiterais découvrir : Mario Vargas Llosa, Rabelais, Jane Austen, et beaucoup d’autres. Je souhaiterais aussi lire plus de philosophie mais le temps me manque, hélas.
  7. Quel est ton signe astrologique ? Trouves-tu qu’il te correspond ?
    Bélier mais je ne crois pas être une fougueuse autoritaire comme sont supposées être les femmes béliers. Mon tempérament est au contraire très calme.
  8. Y a-t-il un article de ton blog dont tu es fier/fière et que tu souhaiterais re-partager ici ?
    Oui, celui où j’annonçais ma dernière publication de décembre 2020, « La Portée de l’ombre » chez Rafael de Surtis.
    Voici le lien où vous pouvez le consulter : ici mon article !
  9. Quelle est ta saison préférée ?
    Le printemps, pour les arbres en fleur, les températures qui se radoucissent et les jours qui rallongent. J’aime la lumière.
  10. Si tu ne devais écouter qu’un seul artiste ou groupe, lequel choisirais-tu ?
    Je serais bien ennuyée car j’apprécie d’écouter des choses variées (classique, jazz, rock, variété) donc je ne sais pas trop quoi répondre. Disons : Bill Evans car il a joué avec énormément de musiciens différents, dans des morceaux aux ambiances très diversifiées, et il a participé à beaucoup de chefs d’œuvre.
  11. Quelle est ta lecture en cours ? L’apprécies-tu ?
    J’ai commencé « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen, que je projetais de lire depuis plusieurs années sans trouver le moment propice. Je l’apprécie plutôt, surtout pour le regard de Jane Austen sur ses personnages, le mélange d’ironie et d’affection.

Voici les onze blogueurs et blogueuses que je nomme pour la suite :

  1. Claude, du blog des livres un jour
  2. Eléonore du blog du Soir en été
  3. Céciloule du blog Pamolico
  4. Frédéric du blog La Culture dans tous ses états
  5. Mélie du blog Mélie et les Livres
  6. Ingannmic (Ingrid) du blog Book’ing
  7. Alain du blog Bibliofeel
  8. Marie, La Barmaid aux Lettres
  9. Madame lit
  10. Frédéric Perrot du blog Bel de Mai
  11. L’Heure de lire

Pour les onze questions je vais être très paresseuse et sans aucune imagination puisque je voudrais reprendre les mêmes que Katleen m’a posées car ce sont d’excellentes demandes et que j’ai bien aimé m’y confronter.

A vous de jouer.

Bilan de mon Printemps des Artistes 2021

Voilà, la première édition de mon double mois thématique « le Printemps des Artistes » s’est terminée hier et il est temps d’en faire un bilan et de rappeler les nombreux billets qui ont été publiés à cette occasion et qui ont été très variés, dans les thèmes, les arts et les époques choisis.
Merci aux participant(e)s et tout particulièrement à Goran, à qui je dédie ce billet, et ce d’autant plus qu’il avait créé le logo de ce « Printemps des Artistes » avec un talent graphique formidable. Merci aussi à Claude pour ses nombreux billets de qualité et à Madame lit qui a eu la gentillesse de participer à l’aventure avec une très intéressante biographie des sœurs Brontë.
J’espère que vous avez pris autant de plaisir à suivre ce défi que moi à l’organiser et je serai ravie de vous en proposer une deuxième édition l’année prochaine, en avril 2022.

Logo du Défi créé par Goran

Billets de Goran :

La Belle noiseuse, de Jacques Rivette, film sur le thème de la peinture
Le chef d’oeuvre inconnu, de Balzac, roman sur le thème de la peinture.

Billets de Claude :

Le Chat et l’oiseau à la manière de Paul Klee
A mains nues de Leïla Slimani , livre où il est question de peinture (mais aussi de chirurgie)
Glenn Gould une vie à contretemps de Sandrine Revel, livre sur le célèbre pianiste virtuose
Une poésie de Bernard Noël
Monet nomade de la lumière, livre sur le peintre Claude Monet
Au hasard les oiseaux de Jacques Prévert, très beau poème
Reflet de choses de Maurice Carême, très beau poème

Billet de Madame lit :

Les Brontë par Jean-Pierre öhl, biographie des célèbres sœurs Brontë

Mes propres Billets :

Emily Dickinson, a quiet passion, biopic sur la grande poétesse
Les Parapluies d’Erik Satie, de Stéphanie Kalfon biographie romancée du musicien
Le Piano que baise une main frêle, de Paul Verlaine, poème sur la musique
Marcher jusqu’au soir, de Lydie Salvayre, livre sur la sculpture et l’art moderne
Térébenthine, de Carole Fives, roman sur l’art contemporain et la peinture
Coltrane (Méditation), de Zéno Bianu, recueil de poésie sur le jazz
Pour un Herbier, de Colette et Raoul Dufy, recueil de textes poétiques et d’aquarelles.
Des Poèmes de J.M. de Heredia sur des peintres
Les Demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy, film sur la musique et la danse
Jeune Fille d’Anne Wiazemsky, roman dans le milieu du cinéma, autour de Robert Bresson
Deux poèmes de Jean-Michel Maulpoix sur la couleur bleue
Au Piano, de Jean Echenoz, roman dont le héros est un pianiste virtuose
Comment Wang-fô fut sauvé et autres nouvelles, de Marguerite Yourcenar, nouvelle sur la peinture
Django, biopic sur le grand musicien de jazz Django Reinhardt
Gloire tardive d’Arthur Schnitzler, roman sur un groupe de poètes

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