Sonnet 49 de Pablo Neruda

pablo_neruda Ce sonnet fait partie de La Centaine d’amour, disponible chez Poésie/Gallimard.

Sonnet 49

Nous sommes aujourd’hui : hier, doucement, a chu
entre des doigts de jour et des yeux de sommeil,
demain arrivera de sa verte démarche,
et nul n’arrêtera le fleuve de l’aurore.

Et nul n’arrêtera le fleuve de tes mains,
pas plus que de tes yeux le sommeil, bien-aimée,
tu es le tremblement des heures qui s’écoulent
de la lumière abrupte au soleil de ténèbres,

et sur toi c’est le ciel qui referme ses ailes
et il t’emporte et il t’apporte dans mes bras
ponctuel, avec sa courtoisie mystérieuse.

C’est pour cela que je chante au jour, à la lune,
à la mer et au temps, à toutes les planètes,
à tes mots de clarté, comme à ta chair nocturne.

***

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8 Commentaires

  1. Gatien

     /  2 novembre 2015

    Un beau poème, entrelaçant les thèmes du temps et de l’amour 🙂

    Réponse
  2. Un de ces poèmes que j’emporterais volontiers sur une île déserte comme le héros de Stevenson…

    Réponse
  3. arbrealettres

     /  3 novembre 2015

    oui bien beau recueil et grand poète! 🙂

    Réponse

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