Un peu de vacances pour La Bouche à Oreilles !

fontaine_treviCa fait assez longtemps il me semble que je n’ai pas pris de vacances, aussi je compte m’accorder un repos, sinon mérité en tout cas désiré 🙂
Comme à chaque fois que je délaisse un peu ce blog, je mets la photo de la fontaine de Trévi, mais n’en déduisez pas pour autant que je pars à Rome ou en Italie … pas du tout !
Prochain article d’ici une petite quinzaine de jours : disons, en gros, avec le printemps !

Petit aperçu de mes lectures actuelles :

– Un essai théorique sur la poésie : Sept poètes et le langage de G. Mounin – passionnant !

La nuit de l’Oracle de Paul Auster – un roman qui m’est tombé assez vite des mains mais que j’essaierai peut-être de reprendre. Un jour je crois que je laisserai définitivement tomber Paul Auster mais pour le moment je ne peux pas m’empêcher d’éprouver encore une sorte de fascination-répulsion-attraction bizarre …

– Le dernier numéro de la revue poétique Friches reçu cette semaine.

Arrivederci !

Pour vous faire patienter

Cette première quinzaine d’août, j’ai un peu délaissé ce blog. Ce n’était pas tout à fait volontaire, et chaque jour je me disais « Aujourd’hui je vais écrire un article ! » et puis, le soir arrivait et je n’en avais pas écrit …
Bref, j’espère, chers lecteurs et followers, que vous ne m’en voudrez pas de cette paresse estivale qui, après tout, est assez banale !
Ce blog reprendra à un rythme plus soutenu vers le 20 ou 25 août.

Je vous laisse sur un sonnet écrit il y a un ou deux mois et qui, j’espère, vous fera patienter !

Ségur, 2001

J’habitais en ce temps un quartier morne et chic,
Mélange de bars lounge et d’échoppes désertes,
Des arbres projetaient leurs longues ombres vertes
Le long du boulevard à l’incessant trafic.

J’étais en couple alors et je coulais à pic,
Puisqu’aimer c’est souvent souffrir en pure perte,
Le chagrin m’épuisait et me rendait inerte,
Puis souffrir devenait une sorte de tic :

Nous passions chaque soir en querelles absconses,
Les mêmes arguments et les mêmes réponses
N’aboutissaient jamais qu’au même noir sommeil.

Tout le reste du jour, j’errais comme un fantôme
En mal d’amitié vraie, indifférente au dôme
des Invalides, dont l’or brillait au soleil.

***

Un peu de vacances pour La Bouche à Oreilles !

Je ne pensais pas prendre de vacances avant août mais, finalement, la canicule aidant, j’éprouve le besoin de faire un petit break !
Ces derniers jours, je ne suis plus très motivée pour écrire de nouveaux articles, et j’ai envie de me reposer.
Ce blog reprendra d’ici une quinzaine de jours.
Bonnes vacances à tous, bon repos !

Je vous quitte sur une photo de la fontaine de Trevi, à Rome, qui représente à mes yeux une destination de rêve, et évoque La dolce Vita …
fontaine_trevi

La Bouche à Oreilles a trois ans !

Le lundi 15 juin La Bouche à Oreilles va « fêter » (si j’ose dire, car il n’y aura ni bougies ni gâteau …) ses trois années d’existence.
Une occasion pour moi de remercier les lecteurs qui me sont fidèles, ainsi que ceux qui ont la gentillesse de me laisser des commentaires !
Ce fut une année riche en découvertes poétiques et romanesques, comme par exemple : Jules Supervielle, Bohumil Hrabal, Les Vagues de Virginia Woolf, Siri Hustvedt, Michel Leiris, Thomas Bernhard, Georges Perros, Jacques Réda, Robert Desnos, Tawara Machi, et tant d’autres …
Non encore chroniquée ici, cette année 2014-2015 aura également marqué ma « rencontre » avec l’œuvre de Lydie Salvayre dont j’ai lu La Puissance des mouches en janvier et dont je lis actuellement Pas pleurer (Prix Goncourt 2014). Une œuvre impressionnante qui m’inspirera peut-être un article un de ces jours …

Petit bilan des 12 derniers mois :
Mes articles poésie ont, toujours, beaucoup plus de lecteurs que la catégorie romans.
Les trois articles qui ont eu le plus de lecteurs sont :
1) Les Soucis du ciel de Claude Roy (plus de 700 clics)
2) Sur Le bal d’Irène Némirovsky (plus de 650 clics)
3) Evadné de René Char (près de 500 clics)

On s’est connecté d’un peu partout pour visiter ce blog mais plus spécialement :
De France, des Etats-Unis, Belgique, Canada, Maroc, Suisse, Tunisie et d’Espagne.

Vous savez tout !

Je profite de cet article pour vous annoncer que je vais prendre quelques jours de repos : Donc pas de nouvel article sur ce blog pendant une dizaine de jours.

Un beau ténébreux de Julien Gracq

gracq_beau_tenebreuxL’histoire racontée par ce roman tient finalement à assez peu de choses : plusieurs personnages, plutôt jeunes et beaux, réunis fortuitement à l’Hôtel des Vagues lors de vacances au bord de la mer, sont à la fois attirés et déstabilisés par le charisme d’un riche vacancier, nommé Allan, qui semble avoir de ténébreux desseins. Ces personnages prolongent leur séjour jusqu’à l’automne, comme fascinés, et en même temps effrayés, par ce qui est en train de se jouer.
Davantage que l’histoire, il me semble que c’est une certaine atmosphère d’attente et même de nervosité qui est captivante dans ce livre, étayée par de longues descriptions de la nature et surtout de la mer, comme un miroir de l’état d’âme des personnages et peut-être même du destin qui doit frapper l’un d’entre eux.
Le style est magnifique, très recherché et très travaillé, je dirais même poétique (dans le vrai sens du terme), y compris dans les dialogues qui, pour cette raison, peuvent paraître de prime abord précieux et peu naturels, mais qui sont en tout cas emprunts d’une grande subtilité.
Le raffinement est en effet ce qui me semble le mieux caractériser ce roman, aussi bien dans la manière de ciseler les phrases, que dans le mode d’expression des personnages, voire dans leur psychologie. Il m’a semblé par moments que cette recherche de raffinement et de subtilité était un peu excessive mais cette impression s’est atténuée au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture.
Un détail, par contre, m’a paru assez désagréable : Julien Gracq se croit obligé de mettre en italique tous les mots qui lui paraissent importants – et il peut y en avoir jusqu’à deux ou trois par paragraphe – ce qui, à la longue, devient pénible et rend la lecture beaucoup moins fluide.
Les dernières pages du livre, en revanche, m’ont semblé très fortes et très intelligentes, et je dirais même : d’autant plus fortes que cette fin était attendue depuis longtemps, mais là les dialogues sont vraiment lumineux et le roman révèle toute sa substance et sa profondeur.

Finalement, je ne saurais pas dire si j’ai aimé ou non Un beau ténébreux mais ce livre m’a donné le sentiment d’être une œuvre rare, un objet précieux et artistique.
A lire absolument si on est un fanatique du beau style !

Un peu de vacances pour La bouche à oreilles !

bord_de_merLa Bouche à oreilles s’interrompt pour une petite dizaine de jours car elle a besoin de se reposer !

Ce sera l’occasion de nouvelles lectures, que je vous ferai partager à mon retour.

Bonnes vacances à tous, et à très bientôt !