Un peu de vacances pour La Bouche à Oreilles !

Je ne pensais pas prendre de vacances avant août mais, finalement, la canicule aidant, j’éprouve le besoin de faire un petit break !
Ces derniers jours, je ne suis plus très motivée pour écrire de nouveaux articles, et j’ai envie de me reposer.
Ce blog reprendra d’ici une quinzaine de jours.
Bonnes vacances à tous, bon repos !

Je vous quitte sur une photo de la fontaine de Trevi, à Rome, qui représente à mes yeux une destination de rêve, et évoque La dolce Vita …
fontaine_trevi

To Rome with Love de Woody Allen

Autant vous prévenir : je suis très fanatique de Woody Allen et donc souvent indulgente avec ses films « ratés » …
Avant d’aller voir To Rome with love j’avais lu plusieurs critiques peu élogieuses (« mauvaise carte postale », « film à oublier », « déjà vu » …) mais je tenais à me faire ma propre opinion.
Pour le côté « carte postale » je ne l’ai pas remarqué : certes, on y voit la fontaine de Trevi et le Colisée mais quoi de plus normal à Rome ? et ces scènes durent à peine quelques secondes.

Le film nous raconte en parallèle cinq histoires différentes : une sentimentale, avec de jeunes protagonistes américains – c’est l’histoire principale – et, je le reconnais, elle ne fait que recycler de vieux thèmes alleniens. On avait déjà vu dans Vicky Cristina Barcelona ce type de femme fatale, en réalité névrosée et un peu paumée, jouée alors par Scarlett Johansson. Cette histoire est poussive, on n’y croit pas, et aucune émotion ne s’en dégage. Les deux jeunes acteurs (Jesse Eisenberg et Ellen Page) semblent vouloir singer Woody Allen et Diane Keaton dans les années 70-80, mais on préférait les originaux.

A côté de cette histoire, deux autres suivent les aventures d’un mari et d’une femme italiens, qui se retrouvent séparés le temps d’une journée et dont les pérégrinations forment une petite comédie légère, vaguement vaudevillesque. Assez sympathique mais pas passionnant.

Et les deux autres histoires, l’une autour de Woody Allen lui-même, et l’autre autour de Roberto Benigni, sont plutôt dans le registre comique et donnent par moments des scènes vraiment hilarantes où l’on retrouve tout le talent du réalisateur et un ton beaucoup plus naturel et astucieux.

En définitive, c’est avec une impression contrastée que j’ai quitté la salle : j’aurais voulu, je crois, que ce film classé dans le genre comédie, joue plus à fond la carte de l’humour et que les jeunes américains se prennent un peu moins au sérieux.