Quelques uns de mes derniers haikus

C’est devenu une tradition pour moi de publier mes haikus sur ce blog, donc je m’y recolle une nouvelle fois.
Cette fois-ci, la période électorale m’a inspiré quelques vers, de même, plus banalement, que la nature lors de mes promenades …

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Le bruit de la pluie
nous met martel en tête
– eau à percussions.

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A l’abri des pluies
sous les bras du platane
– les iris bleus.

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Grisaille d’avril
– le long des rues, le chant triste
des tourterelles.

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Devenir plus vieille
un jour d’avril pluvieux
– caprices du temps.

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Têtes d’affiches
dents noircies et petits cœurs
– sourire électoral.

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Affiche sauvage
dents noircies, œil au chewing-gum
– gauche caviardée.
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La plante d’intérieur
s’incline vers la fenêtre
– désir d’évasion.

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Se tenir aux murs
rebondir à cloche pied
– danse des chaussettes.

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Quelques uns de mes derniers haikus

Pourquoi ces fleurs
nommées pissenlits ? Chercher
des raisons bizarres.

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Arbres et belles verdures
font peur à certains
– pollens de printemps.

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Un pigeon tout gonflé
court derrière une pigeonne
au cœur de pierre.

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Le magnolia nu
toutes ses fleurs à ses pieds
– effeuillage d’avril.

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Petits cliquetis
sur les touches du piano,
les ongles trop longs.

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Quelle différence
entre le zéphyr et la brise ?
L’arbre s’en balance.

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Rien qu’à penser
au pèse-personne
sentir comme un poids.

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Au mépris du printemps
Elles jonchent le sous-bois
les feuilles d’automne.

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Harcèlement de rue :
se faire siffler par
un petit oiseau.
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J’espère que ces quelques haikus printaniers vous auront plu, n’hésitez pas à me laisser vos appréciations !

Quelques uns de mes derniers haïkus

En cette période estivale, où l’activité de mon blog s’est nettement ralentie – tant du point de vue des visiteurs que du mien – j’avais envie une nouvelle fois de vous proposer la lecture de quelques haïkus.
N’hésitez pas à réagir et à me dire le(s)quel(s) vous préférez.

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Les moustaches du chat
captent-elles la radio ?
Ses oreilles dansent.

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Je prête mes yeux
au miroir
pour qu’il m’observe.

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Dans les embouteillages
ce prélude de Bach
me transporte.

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Le piano rit
du rire carnassier
de ses quatre-vingt huit touches.
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Voyant trois pigeons
perchés sur une rambarde
penser à Hitchcock.

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Chercher ta présence
dans les petits sillons
de ma ligne de vie.

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Où sont-ils passés
les rêves de cette nuit ?
L’esprit s’évapore.

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Le soleil
couronne les arbres
– éphémère royauté.

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Comme des vertèbres
dans un dos bleu,
les petits nuages.

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Marie-Anne Bruch