Bonne année à tous et quelques haikus !

branche_de_gui
Je vous souhaite à tous une très belle année 2017 pleine de paix et de douceur ! Mais aussi de culture et de réussites !

Voici quelques haikus de ma composition – pour célébrer l’hiver et le nouvel an !

Balade hivernale,
ciel couleur de patinoire
et trottoirs glissants.

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Flocons pas plus gros
que des têtes d’épingles
– le froid me pique !

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La nuit va tomber
sur l’épais brouillard d’hiver
– Voiles noirs, voiles blancs.

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Cheminées fumantes
arbres saupoudrés de givre,
blancheurs dans la brume.

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La nuit la plus longue
de l’année, ne pas dormir,
écouter la pluie.

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Mouvement de recul
face à l’hiver qui approche
– Comment y échapper ?

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En hiver, les arbres
ne meurent pas : ils dorment ;
les oiseaux les veillent.

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Le jour se lève
sur un ciel couvert : passage
du noir au gris.

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Dans la flaque d’eau
se reflètent les grands arbres
la tête en bas.

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Pour la Saint-Sylvestre
La foret a les cheveux blancs
et de longs bas noirs.

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Noël au jardin :
les escargots font leur
petit réveillon.

Marie-Anne BRUCH

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Joyeux Noël à tous ! Et quelques lectures …

Noel

Noel

Je tiens à vous souhaiter à tous un joyeux réveillon et un très heureux Noël !
Petite pensée pour ceux qui passeront ces jours de fête dans la solitude.

Je profite de cet article pour chroniquer rapidement trois livres lus récemment et que je ne souhaitais pas développer longuement :

* De Sarah Kane : L’amour de Phèdre. Genre : théâtre.
Je sais que Sarah Kane est une auteure très appréciée et très prisée, mais je n’ai vraiment pas aimé cette pièce, qui me semble surtout faite pour choquer le bourgeois (fellations sur scène, langage cru, scènes finales violentes et sanglantes), ce qui ne serait pas un problème si les dialogues étaient intéressants, mais ce n’est justement pas le cas à mon avis. Les dialogues sont courts, limités au strict minimum, les personnages ne sont pas mal campés et ont une certaine cohérence, mais leur discours est trop limité pour qu’ils aient beaucoup de substance.
Une déception donc, mais j’attendais peut-être trop de cette dramaturge pour en avoir entendu dire que du bien ….

* De Annie Ernaux : L’écriture comme un couteau. Genre : Entretiens.
Ce livre est un recueil d’entretiens entre Annie Ernaux et Frédéric-Yves Jeannet, entretiens qui se sont déroulés par mail autour de l’année 2002, et qui sont suivis par une postface de l’auteure, qui est beaucoup plus récente. Dans ce dialogue, Annie Ernaux parle de politique, du féminisme, revient sur ses différents livres précédemment publiés en les analysant et en les comparant, parle de la genèse de ses livres et de sa manière d’écrire, parle aussi du Nouveau Roman, de l’autofiction, de ses journaux intimes, etc.
J’ai trouvé ce livre passionnant et il donne envie de pousser plus avant la découverte de cette auteure, qui apparaît comme ayant une vraie réflexion sur la littérature, sur la sociologie et sur l’histoire (elle-même associe les trois disciplines dans sa réflexion).

* De Bernard-Marie Koltès : Dans la solitude des champs de coton Genre: Théâtre.
J’avais vu cette pièce à la télévision, jouée par Patrice Chéreau et Pascal Grégory, il y a environ vingt ans, et j’en avais gardé un souvenir pas mauvais, mais flou. De fait, l’écriture de Bernard-Marie Koltès m’a toujours plu et intriguée, dans la mesure où elle est très travaillée et où elle ne prend pas son sujet de front mais utilise de savants détours, et emploie des images et des métaphores surprenantes et décalées. Ici encore, j’ai beaucoup aimé cette écriture, qui se développe dans de longues tirades ayant le désir et l’assouvissement du désir comme thématique principale, mais aussi les rapports humains dans ce qu’ils ont d’inégal et de trouble.
J’ai trouvé cette pièce magnifique, et il m’a semblé qu’elle gagnait à être lue plutôt que vue, car la subtilité de cette langue mérite d’être savourée lentement, et on a parfois envie de relire une phrase plusieurs fois de suite pour la laisser résonner.

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Une nouvelle année commence

branche_de_gui
Nous voici le premier janvier, et je tiens à souhaiter une heureuse année 2016 aux lecteurs qui me suivent, et à ceux qui me laissent des commentaires.
Je vous souhaite de belles lectures, de la poésie, de la réflexion, et tout ce qui nourrit l’esprit.
Je vous souhaite de pouvoir prendre du temps pour la beauté et la sérénité.
Je vous souhaite aussi la paix, la sécurité, la prospérité, dans un monde plus humain.
Et l’affection de ceux qui vous entourent.

Quant à moi, je souhaite que ce blog continue à son rythme, tranquillement, et qu’il me fasse faire encore un bout de chemin parmi les livres.

Meilleurs vœux !

Meilleurs vœux pour 2015 ! Petite chronique et bilan

branche_de_gui
En ce premier jour de 2015 je tiens à souhaiter à tous les lecteurs qui me suivent (et aux autres qui sont juste de passage) une superbe année, pleine de lectures enrichissantes, de poésie et de succès personnels !
2014 aura été une année très réussie pour moi, pour ce petit blog, et j’espère que 2015 saura suivre la même pente.

Ces derniers mois, j’ai lu de nombreux livres que je n’ai pas chroniqués dans ce blog, et je voudrais aujourd’hui profiter de ce nouvel article pour noter quelques impressions au sujet de certaines de ces lectures qui m’ont marquée.
Les voici donc en vrac :

– Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau : Un livre de souvenirs du grand écrivain, dans lequel il essaye de prouver aux yeux de ses contemporains et de la postérité qu’il n’est pas un homme méchant – ce dont on l’a accusé à l’époque parce qu’il avait abandonné ses enfants les uns après les autres. C’est un livre extrêmement vivant et agréable à lire, où foisonnent les anecdotes amusantes, et où Rousseau ne cache rien de ses mauvais penchants et de ses petits travers, il n’hésite pas à aborder les thèmes liés à la sexualité en particulier, avec des tendances exhibitionnistes dans son adolescence dont il parle avec un mélange de pudeur et d’humour.
C’est surtout, à mon avis, un livre très passionnant si on cherche à se représenter ce qu’était la vie quotidienne au 18è siècle, avec ses habitudes sociales, ses mentalités, et la manière dont on concevait la psychologie.

– Métaphysique de la mort d’Arthur Schopenhauer.
Je ne suis pas du tout habituée à lire de la philosophie, et je craignais, en commençant ce livre, que ça me passe au-dessus de la tête. Mais j’ai été très vite rassurée : c’est un livre assez facile à lire pour un néophyte en philosophie, et qui ne demande pas trop de connaissances préalables. J’ai été très profondément impressionnée et même bouleversée par ce livre, qui est très stimulant intellectuellement, et donne une vision vraiment plausible de la mort telle qu’elle est peut-être. Selon Schopenhauer, la vie après la mort est une fable, nous n’existerons pas plus après la mort que nous n’existions avant la naissance, mais il est possible que la réincarnation existe et, du point de vue de notre espèce humaine, la mort n’existe pas vraiment dans la mesure où la nature de l’espèce est immuable …

– La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq.
Je n’ai pas chroniqué ce roman car beaucoup de choses pertinentes ont déjà été écrites par la critique et par les commentaires de blogueurs. En fait, ce livre m’a beaucoup plu par son humour et le regard qu’il porte sur l’art contemporain, la célébrité et surtout des passages très forts sur l’euthanasie et la vieillesse. Par contre, il y a une tentative d’histoire d’amour qui selon moi n’est pas très réussie car un peu abstraite et désincarnée ; et puis il y a une tentative d’enquête policière qui n’est pas très palpitante non plus mais, à mon avis, Houellebecq n’avait pas de réelle ambition dans ce domaine. Reste une impression vraiment foisonnante, d’un livre qui essaye de donner une vision globale de la société contemporaine, et qui ne craint pas de combattre les clichés et les idées à la mode.

Voilà pour les trois livres lus et non chroniqués en 2014 et que je conseille vivement !