Bientôt le Printemps des Artistes !

Comme je vous l’annonçais il y a quelques semaines, mon Défi « Le Printemps des Artistes » commence le 1er avril, dans deux jours exactement !

L’occasion est venue pour moi de vous rappeler le principe : il s’agit de lire et de chroniquer un livre où il est question d’un art (musique, peinture, sculpture, architecture, danse, bande dessinée, cinéma, etc.) ou dont le héros est un artiste (musicien, peintre, etc.)

Vous pouvez aussi voir et chroniquer un film répondant à cette description !

Vous trouverez sur Babelio sans difficulté des idées de lectures en cherchant « romans sur la peinture », « romans sur la musique », etc. donc je vous laisse chercher ce qui vous convient !

Et n’oubliez pas de me signaler vos articles en commentaires.

Voici le logo du Défi, conçu par Goran, que vous pouvez réutiliser sur vos blogs :

Logo du Défi

Knulp d’Hermann Hesse

Voici ma deuxième lecture de ce mois de novembre 2020 pour le défi des « Feuilles allemandes » organisé par Patrice et Eva du blog « Et si on bouquinait un peu » que vous connaissez bien maintenant !

Ce roman a été écrit par Hermann Hesse (1877-1962) en 1915.
Il se compose de trois parties, qui relatent divers épisodes de la vie Knulp, un vagabond volontaire, de sa jeunesse aux dernières heures de son existence.
Dans la première partie, nous faisons connaissance avec Knulp, un jeune homme élégant, séduisant, qui ne travaille pas et survit grâce à la générosité de ses nombreux amis, mais dont l’honnêteté et la gentillesse lui interdisent de profiter de certaines situations.
Dans la deuxième partie, Knulp expose à un ami d’enfance quelques éléments de sa philosophie, qui peuvent expliquer ses choix de vie libre et sans attache.
Dans la troisième partie, Knulp est nettement plus âgé, atteint de tuberculose, mais il peut encore compter sur des amis fidèles qui cherchent à l’aider.
(…)

Mon avis :

Il m’a semblé que ce livre racontait l’histoire d’une vocation : celle de Knulp pour une vie sans attaches, pour la liberté. Certes, ce mode de vie misérable va rendre Knulp très malade, au point d’écourter son existence, mais sa vocation pour le vagabondage semble passer bien avant ces considérations de confort. Ce choix de vie le rend-il heureux ou malheureux ? Il semble que la question ne se pose pas vraiment car l’essentiel pour lui est de suivre sa voie, quel qu’en soit le prix.
Les amis de Knulp lui font remarquer avec un peu d’aigreur qu’il a gâché ses talents, qu’il avait les moyens de faire de grandes choses, mais il a suivi le destin qui était le sien et n’a pas de regret.
J’ai trouvé que l’atmosphère de ce livre avait une certaine ressemblance avec « Vie de poète » de Walser ou encore avec « Lenz » de Büchner, puisqu’on y trouve le même type de héros, un poète solitaire et marginal, mal compris des autres hommes, et en quête d’idéal.
Un très beau roman, dont la fin est particulièrement forte et poétique !
Je conseille vivement ce livre !

Autour du monde, elles écrivent

Je n’ai encore jamais participé à un défi de lecture mais je suis tombée par hasard sur Autour du Monde, elles écrivent – un défi organisé par Eléonore du blog « A mes heurs retrouvés » dont je vous propose de lire le règlement ici – et qui m’a tout de suite séduite.
Je me suis inscrite en tant que Femme d’ici, donc je lirai dans les mois qui viennent un roman d’une auteure africaine (été) qui sera probablement Marou de Bessie Head, auteure sud-africaine que je n’ai encore jamais lue.
Pour l’automne je lirai probablement l’écrivaine chilienne Carla Guelfenbein, avec le roman Nager nues paru chez Babel.
Pour l’hiver je pense lire Siri Hustvedt, mais ne suis pas encore tout à fait fixée.
Comme le printemps est consacré à l’Asie et que j’ai déjà beaucoup chroniqué d’auteures japonaises, je tâcherai de mettre à l’honneur un autre pays de ce continent. Si vous avez des suggestions je suis preneuse (écrivaines chinoises, iraniennes, indiennes, etc.)
Pour l’écrivaine intemporelle, je n’ai pas non plus encore d’idée très définie, mais je pencherais pour une poète, peut-être Emily Dickinson.

Aussi, je ne respecterai pas forcément les saisons, et j’espère avoir répondu à ce défi de lecture bien avant l’échéance autorisée.

De belles lectures en perspective, dont je vous reparlerai au fil des mois …