Quelques poèmes de Mélanie Leblanc


Ces quelques poèmes proviennent du recueil Des Falaises, publié en 2016 par Cheyne éditeur.
Variations sur le thème des falaises, concrètes ou métaphoriques.
Mélanie Leblanc (née en 1980) vit en Normandie, où elle est enseignante.

***

bouche ouverte
en plein vent

manger la mer
l’air
la lumière

***

de jour les falaises
de nuit les étoiles

espace et temps
interrogent

de cette question ne pas sortir
l’habiter toujours plus

***

puiser la force
dans la falaise

la regarder en face

s’appuyer
sur la peur même

***

s’enfoncer
peser
faire corps avec la falaise

passer par le lourd
pour trouver son léger

***

nos os
viendront s’ajouter
aux os du passé

nous rejoindrons
le grand corps de la terre
pour de nouvelles falaises

***

pieds dans la falaise
tête dans le ciel

se remettre
à l’endroit

***

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Quelques poèmes de Patrice Dimpre


L’heure de la rentrée a sonné pour La Bouche à Oreilles et c’est avec plaisir que je vous retrouverai à un rythme plus régulier et sans doute plus serré.
J’ai retrouvé ce matin dans une pile de livres pourtant déjà lus le numéro 68 de la revue Diérèse, datant de l’été-automne 2016, et j’ai découvert avec ravissement les poèmes de Patrice Dimpre dont l’univers original et décalé m’a tout de suite transportée et donné envie d’en partager quelques parcelles sur ce blog.
Voici donc une petite sélection qui j’espère vous plaira :

***

L’autoportrait de nuit, avec un phare dans la figure, ce pourrait être un accident.
C’est une oeuvre.
Pas une oeuvre exposée, une oeuvre explosée.
Je tiens à perdre la face sous mon vrai visage.

***

J’ai passé mon enfance dans une armoire.
Persuadé que mon visage au bout d’un moment ne manquerait pas de prendre une belle couleur grise.
En vain.
Alors je vous demande :
– Avez-vous plus sombre ?

***

Les cris n’ont pas seulement une valeur esthétique.
Ils permettent aussi de savoir à qui l’on a affaire.
Seul le cri de l’homme donne du fil à retordre au spécialiste.
Et pourtant il s’y connaît en cris.
Il en pousse lui-même de lamentables à l’occasion.

***

C’est la fameuse Ronde de Nuit.
La petite fille a pris toute la lumière.
Il n’en reste plus pour les autres.
Fâchés, les autres.
De mauvaise humeur, les autres.
Ils noircissent le tableau.

***

Moi, j’aurais bien aimé, mine de rien, que le combat, faute de combattants, cessât.
Dans l’autre camp, en revanche, ils ne l’entendaient pas de cette oreille.
Ils ont continué à me battre froid.
Et moi aussi, forcément, quelque inférieur en nombre que je fusse.

***

La phrase, qui était morte, et bien morte, je peux en témoigner, c’est une des miennes.
Voici que, soudainement, elle ressuscite.
Dans la bouche d’un autre, bon.
Mais je le félicite.
On n’a pas le droit de se montrer frileux, devant le miracle.

***

Vous retrouverez de nombreux autres petits poèmes de Patrice Dimpre dans ce numéro 68 de Diérèse.

Chanson douce, de Leïla Slimani

chanson_douceOn a beaucoup parlé de ce roman car il a obtenu le Prix Goncourt en 2016, et c’est par curiosité pour ce Prix et pour cette nouvelle jeune auteure inconnue de moi, que j’ai eu envie de lire ce livre.

La scène initiale est sanglante et horrible, et nous sommes ainsi prévenus dès le départ du dénouement de l’histoire, nous savons qu’il s’agit d’un drame, et ce n’est donc pas là que se situe le suspense, il se situe plutôt dans le pourquoi de ce drame, ou comment une employée modèle, une nounou parfaite, a peu à peu glissé vers la déraison et s’est finalement transformée en femme dangereuse.
Nous entrons dans l’histoire des relations entre ce jeune couple bourgeois et avide de réussite et cette nounou expérimentée, prénommée Louise, dévouée corps et âme à son métier mais qui cache un passé douloureux puisqu’elle est totalement seule dans la vie : veuve, avec une fille unique qui s’est enfuie de la maison sans plus jamais donner de nouvelles, et qui n’a donc que son métier auquel se raccrocher pour se sentir utile. Mais le jeune couple ne connaît pas les failles psychologiques de Louise, n’a pas sondé son désespoir profond, et il lui fait une confiance aveugle, ne pouvant plus se passer de ses services, elle prend une place de plus en plus importante dans la maison de cette famille et auprès des deux petits enfants, Mila et Adam.
On se rend compte qu’il est difficile pour le jeune couple de maintenir des relations de patrons à employée avec cette femme qui fait presque partie de la famille, que leurs enfants adorent, et avec laquelle ils partent en vacances, ils s’aperçoivent vite à quel point Louise leur est indispensable, particulièrement les quelques jours où elle tombe malade et où ils sont contraints de faire appel à une remplaçante.
La quatrième de couverture parle de « dépendance mutuelle » entre le jeune couple et Louise, ce qui est tout à fait juste.
L’écriture de Leila Slimani est assez précise et percutante, concentrée sur ce qu’elle a à exprimer, mais j’ai trouvé qu’elle aurait pu se laisser aller à un peu plus de poésie – elle aurait pu être moins sèche – mais ce n’est que mon goût personnel.
Le regard acéré que l’auteure porte sur ses personnages, la distance qu’elle maintient sans cesse avec eux, nous empêche de nous attacher à eux, et nous maintient dans un rôle de strict observateur dont les émotions restent en arrière-plan.
Le petit bémol que j’apporterai à cet article c’est que le jeune couple est un petit peu caricatural, avec des réactions attendues, et la volonté d’émancipation et d’épanouissement de Myriam qui se heurte à la mauvaise volonté de son mari, et ses scènes de kleptomanie, n’apportent pas grand-chose au roman.
Malgré tout, un assez bon livre qui tient le lecteur en haleine.

Elle regarde passer les gens, de Anne-James Chaton

chaton_elle_regarde J’ai longuement hésité avant de chroniquer ce « roman » – à vrai dire je ne sais pas trop si ce livre est vraiment un roman, je ne sais pas trop quel était le but de l’auteur – car je n’en ai lu que le tiers (en me forçant beaucoup) et que c’était absolument au-dessus de mes forces de continuer.
De quoi s’agit-il ? D’une agglutination de biographies de treize femmes célèbres qui s’échelonnent le long du 20è siècle. Je parle bien d’agglutination car elles ne sont pas séparées les unes des autres et se fondent au contraire les unes dans les autres sans qu’on sache où est la fin de la précédente et le début de la suivante.
Signe particulier de ce livre : Toutes les phrases sans exception commencent par « Elle » ou plus rarement par « Elles » au pluriel, ce qui crée un effet on ne peut plus lassant, d’autant que les phrases sont courtes et le plus souvent factuelles.
Les femmes dont Chaton nous relate l’histoire ne sont jamais nommées si bien qu’on ne les reconnaît pas toujours et qu’on peut passer plusieurs pages en se demandant « Mais qui c’est ? » – c’est ce qui m’est arrivé avec Isadora Duncan et, au début, avec Mata Hari, dont je n’ai pas la chance de connaître la biographie par cœur.
Que nous raconte Chaton au sujet de ces différentes icônes du 20 siècle ? Des faits et rien que des faits, tels qu’on les trouverait dans un dictionnaire : « Elle fait ceci. Elle fait cela. » On a l’impression d’un livre un peu bâclé, à l’écriture peu travaillée, et au plan sans queue ni tête.

Bref, je ne m’appesantis pas davantage sur ce livre, que je n’ai pas trouvé lisible, et même si ses visées féministes et humanistes me touchaient à priori, mais la réalisation laisse trop à désirer !

Quelques uns de mes derniers haïkus

nuage_haiku Je ne sais plus si je vous l’avais dit, mais j’ai commencé à écrire des haïku depuis environ six mois. Je le fais de manière très irrégulière : je peux en écrire quinze en une après-midi puis ne plus rien écrire pendant six semaines.
En voici donc une petite sélection pour vous, sur des thèmes essentiellement météorologiques mais pas seulement :

**
Disque du soleil
dans la trouée d’un nuage :
brillante boutonnière.

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Que pèse un nuage ?
A peine plus lourd que cette
question dans ma tête.

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Un long sillage blanc
file derrière l’avion
– tel un escargot.

**
Les nuages passent
avec la pompeuse lenteur
d’un cortège nuptial.

**
Toutes ces abeilles
tanguent, dansent et tournicotent
ivres de soleil.

**
Ciel incendié
fumées rousses du couchant
– pavillon des tabacologues.

**
Chercher le sujet
d’un prochain poème
me ramène vers toi.

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La poésie
n’est ni un métier
ni un loisir.

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Rayons intermittents
le soleil tente peut-être
de rapiécer les nuages.

***

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires : le(s)quel(s) de ces haïkus préférez-vous ?

Note de lecture sur le recueil Saturne de Denis Hamel

saturne_denis_2015

Notes sur Saturne de Denis Hamel

Saturne de Denis Hamel ressemble beaucoup à un collage, comme si un ensemble de divers poèmes avait été découpé et rabouté dans le désordre, ou plus exactement dans un ordre d’apparente incohérence.
Au sein d’une même strophe, on peut en effet trouver une formule toute faite telle qu’elle apparaîtrait dans un article de journal ou un ouvrage de philosophie, une description d’un lieu réel ou rêvé qui nous permet de visualiser l’environnement du poète, un constat sur son état psychologique, une notation sur ses lectures (« ma tête est dans le monde », et quelques vers plus loin, « mais le monde est dans ma tête »), une sensation musicale ou visuelle, ou encore une réflexion sur la société ou sur le sens de l’existence.
Cet effet de collage donne le sentiment d’avoir une connaissance totale du monde du poète au moment où il écrit : on a une vision à la fois de ses pensées, de ses sensations, de l’endroit où il écrit, de ce qu’il a sous les yeux, des souvenirs qui l’assaillent, etc. mais de manière éclatée et fragmentaire.
Cet effet de collage renforce aussi l’impression d’échos et de correspondances que les vers entretiennent les uns avec les autres, mais également les grincements et les dissonances, et on ne sera pas étonné d’apprendre que Denis Hamel a étudié la musique et qu’il a envisagé la création de Saturne comme une composition musicale.
Un autre effet de cette impression que nous avons affaire à un collage, c’est que Saturne semble pouvoir être lu dans n’importe quel sens – et pas forcément linéaire – dans la mesure où nous retrouvons les mêmes thèmes obsédants d’un bout à l’autre du recueil, revenant de manière cyclique avec des variations et des déclinaisons plus ou moins enrichies. Ainsi, « les mêmes saisons qui se redéploient sans cesse » (p.18) et « la torsion des jours tous identiques comme un chiffon gris celui qu’on jette » se retrouve pratiquement à l’identique page 44 : « peindre le gris sur le gris » et « aux détours mille fois suivis/ la répétition des jours ». De même, la « question de système nerveux central » de la page 29 semble se retrouver sans grand changement dans « cette déclivité nerveuse » de la page 49.
Ces thèmes obsédants, qui nous accompagnent de loin en loin tout au long de ce recueil, et forment comme un arrière-plan de questionnements, ce sont : la répétition monotone des jours, l’opposition et en même temps la ressemblance entre le corps et la machine, la métamorphose et la mutilation, l’opposition et l’interpénétration entre la cité et la nature, l’impression que tout est cyclique et peut-être sans issue, l’appel impuissant d’une spiritualité, le souvenir pas toujours agréable de l’enfance, le besoin de fuir une société oppressante par le vin et la drogue, la solitude, la promenade ou l’errance près d’une voie ferrée, et bien d’autres encore.

De temps en temps, au cours du recueil, le poète éprouve le besoin de se regarder écrivant, comme pour prendre du recul par rapport à l’acte d’écrire, ou bien pour rappeler au lecteur qu’il se trouve bien dans un poème et pas en dehors :
Ainsi page 24 :
« Il est tard maintenant pour la main qui écrit » (noter l’alexandrin au passage).
ou page 39
« les derniers mots raturés à la table/
seul avec les cris d’oiseaux mêlés /
au crissement de la plume »

Au fil de la lecture, certains vers s’imposent plus fortement, un peu comme des formules-chocs ou des slogans (un exemple parmi beaucoup d’autres : « la douleur voluptueuse le plaisir aigre » page 31) , et où le poète semble en même temps vouloir nous renseigner sur ses buts d’écriture, ainsi :
plus rien ne fera sens
la réalité crue ma seule religion ( page 19)
Où l’on peut d’ailleurs s’interroger sur une certaine ironie de l’auteur.

****

Cette note de lecture fait suite à l’article que j’avais consacré à ce recueil au moment de sa parution : il était grand temps que j’en donne un commentaire !

La poésie a mauvais genre, de Jean-Michel Maulpoix

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J’ai un peu hésité à chroniquer ce livre car je l’ai lu il y a plus de quinze jours et, faute d’écrire tout de suite un article dessus, je me suis aperçue hier que j’avais quasiment tout oublié, ce dont on ne saurait conclure qu’il s’agit d’un mauvais livre (ou tout au moins « pas marquant ») mais dont je conclurais plutôt que j’ai la mémoire qui flanche sérieusement !

Voici donc les impressions et souvenirs que j’ai gardés de ce livre quinze jours après sa lecture :

1) Il s’agit d’un essai sur la poésie contemporaine – ou disons la poésie depuis Baudelaire – et cet essai extrêmement bien écrit ne cède pas trop à la tentation du jargon, mais tombe parfois un petit peu dans le blabla, ce qui est plus ou moins inévitable quand on se lance dans des écrits théoriques.

2) J’ai été irritée que, parmi tous les poètes que Maulpoix cite depuis Baudelaire, il ne se trouve quasiment aucune femme. En fait, d’après ce que j’ai pu voir, il ne cite qu’une seule poétesse – contemporaine – dont je n’ai pas retenu le nom et à laquelle il consacre un petit paragraphe. Qu’on puisse parler de poésie contemporaine en faisant comme si les femmes n’existaient pas, m’a surprise et interloquée.

3) J’ai été étonnée que, parmi les poètes importants depuis le début de ce qu’on appelle « La Modernité », l’auteur fasse le choix de Baudelaire, Apollinaire, Rilke (choix logique et si j’ose dire classique) mais aussi de Dotremont et de Conort dont je n’avais jamais entendu parler – mais je ne suis pas forcément une référence, me direz-vous.

4) Ce livre m’a fait réfléchir sur la poésie contemporaine, sur ses méthodes et principes, mais aussi sur ma propre définition de la poésie et du langage, avec une comparaison entre les deux qui mériterait sans doute que je m’y arrête.

5) Je pense que ce livre pourrait constituer une introduction intéressante à la lecture ou à l’écriture de poésie.

6) J’ai aimé le chapitre où Jean-Michel Maulpoix compare la poésie à une fenêtre, et où, évoquant le poème en prose de Baudelaire sur les fenêtres, il fait un parallèle entre la fenêtre, le tableau et le miroir. C’est vraiment un très beau chapitre, mais, en même temps, il est dommage à mon avis d’aimer les fenêtres uniquement parce qu’elles peuvent faire miroir (comme s’il était impossible de sortir de soi !)

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La poésie a mauvais genre est paru chez Corti en 2016, et fait 214pages.

Quelques poèmes de Valérie Canat de Chizy

valerie_de_chizy_nuit Ces quelques poèmes sont extraits du beau recueil L’étoffe de la nuit, un livre d’artiste paru en 2016, avec des pastels de Gilbert Desclaux et des textes de la poète Valérie Canat de Chizy.
Ces poèmes courts, sans titre, font souvent allusion à des sensations physiques, parfois à des douleurs, d’autres fois à des plaisirs, en tous cas des tensions corporelles et psychiques se nouent. Souvent, malgré la brièveté du poème, plusieurs climats ou sentiments sont successivement évoqués, créant quelques ruptures, contrastes ou reliefs, et en général les deux derniers vers de chaque poème confèrent une ampleur toute particulière à l’ensemble, l’éclairant ou lui apportant une épaisseur de mystère. Par ailleurs, les pastels de Gilbert Desclaux, avec leurs effets de texture et leurs déchirures, renforcent les sensations créées par les poèmes, leur apportant leurs couleurs.

**

Les yeux de la nuit
tentent de se faufiler
à l’intérieur de moi
j’éprouve l’ombre
de la solitude
des doigts malhabiles
se tendent dans le noir
quand je remonte la rue

**

pourquoi tant de tristesse
naît-elle
de quelque chose de beau
quel puits de douleur
est-il réactivé
l’eau de pluie recueillie
au sein de la terre mère

**

souvent l’autre est un miroir
dans lequel on voit
ses propres failles
je vois la roche plissée
tout tient dans
la notion de plaisir
la soif non étanchée
de l’enfant

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dans une clairière
mes yeux ma bouche
mes cheveux emmêlés
filtraient avec le soleil
dans un rêve
j’ai goûté
au paradis perdu
sauf que ce n’était pas
un rêve.

**

Vous pouvez vous procurer ce livre d’artiste en écrivant à Gilbert Desclaux : gilbert.desclaux@orange.fr

Une nouvelle année commence

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Nous voici le premier janvier, et je tiens à souhaiter une heureuse année 2016 aux lecteurs qui me suivent, et à ceux qui me laissent des commentaires.
Je vous souhaite de belles lectures, de la poésie, de la réflexion, et tout ce qui nourrit l’esprit.
Je vous souhaite de pouvoir prendre du temps pour la beauté et la sérénité.
Je vous souhaite aussi la paix, la sécurité, la prospérité, dans un monde plus humain.
Et l’affection de ceux qui vous entourent.

Quant à moi, je souhaite que ce blog continue à son rythme, tranquillement, et qu’il me fasse faire encore un bout de chemin parmi les livres.

Meilleurs vœux !