Licorice Pizza, un film de Paul Thomas Anderson

Affiche du film

J’ai vu ce film en janvier, dès la première semaine de sa sortie en France, et j’ai décidé de vous en parler quelques mois plus tard, à l’occasion de mon Mois Américain de juin 2022 dont c’est aujourd’hui le dernier jour et le dernier article.

Note pratique sur le film :

Nationalité : américain
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie aux Etats-Unis : 26 novembre 2021
Date de sortie en France : 5 janvier 2022
Durée : 2h13mn

Résumé de l’histoire (situation de départ)

Du côté de Los Angeles, autour de 1973, Gary Valentine est un adolescent de quinze ans, lycéen sûr de lui et acteur à ses heures perdues. Un jour, dans son lycée, il croise Alana Kane, une jeune photographe de vingt-cinq ans, venue faire des photos de classes pour tous ces lycéens. Il est très attiré par elle mais leur différence d’âge maintient une certaine distance entre eux et ils se limitent à des liens d’amitié et de complicité platonique. Au fur et à mesure du temps, ils partagent des expériences de vie plus ou moins décevantes et sont souvent emportés, chacun de son côté, dans des aventures curieuses ou risquées. Mais la vie finira par les rapprocher.

Mon Avis :

Avant de voir ce film, et au vu de son résumé, je pensais que son sujet principal était « l’histoire d’amour compliquée entre une jeune femme et un ado », avec toutes les entraves et barrières possibles dressées devant eux pour les empêcher de s’aimer. Mais, en réalité, la différence d’âge entre les deux personnages, loin d’être soulignée, est sans cesse gommée, puisque l’adolescent se comporte tout à fait comme un adulte – il est dynamique, ambitieux et sûr de lui, il crée et dirige des entreprises, fait des affaires, gagne de l’argent sans problème, il conduit sa voiture, il donne des conseils aux adultes de son entourage, etc. – tandis que la jeune femme ne semble pas très mûre ni très réfléchie – et finalement on ne voit pas trop où est le nœud du problème ou même s’il y a un problème à résoudre entre eux.
Plusieurs fois pendant ces deux heures et quart de film, je me suis demandé : « Mais quel est le sujet de ce film ? Où est l’intrigue ? A quoi sommes-nous censés nous accrocher ? » et, pour tout dire, je m’ennuyais et j’hésitais à quitter la salle – mais je suis tout de même restée jusqu’au bout, par scrupule et par curiosité.
Certes, il se passe pas mal de choses dans ce scenario, qui nous montre ces deux personnages en train de chercher leur voie professionnelle et amoureuse – et échouer dans cette recherche la plupart du temps, malgré leur ambition (qui est le principal point commun de leur caractère), que ce soit ensemble ou séparément – mais l’intérêt est assez fluctuant selon les épisodes.
Du côté des points positifs, j’ai apprécié les nombreuses chansons des années 70 qui accompagnent l’image, avec une mention spéciale pour Les Doors et David Bowie, et qui, avec les costumes aux formes amples et aux couleurs acidulées, nous replongent dans ces années psychédéliques et pop et nous réveillent de notre torpeur. Ceci dit, l’état d’esprit hippie, cool et fortement contestataire des années 70 n’est pas restitué dans ce film, et les effets de nostalgie restent donc plutôt en surface et décoratifs.
Du point de vue des dialogues, je dirais qu’on sent à plusieurs reprises l’influence d’un humour décalé à la Tarantino ou inspiré des frères Coen, mais en beaucoup moins réussi car ça tombe souvent à plat.
Bref, un moment de cinéma dont j’aurais aussi bien pu me passer !

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12 Commentaires

  1. J’ai moi aussi été très déçue…

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  2. On sent la déception toujours prégnante dans ta conclusion, mais j’aime la manière dont tu restitues les déambulations du film, la façon dont tu décris cette course contre l’amour. Car le sujet est pourtant celui-ci, embrumé dans les parfums et les ambiances des années 70, dans cette ère post hippie qui préfigure à bien des titres celle que nous vivons. Comme tu le sais, j’ai aimé la manière flottante (comme étendue sur un de ces fameux waterbeds) dont Anderson a su conduire son récit à travers cette nostalgie (celle de ses jeunes années californiennes) sans jamais vouloir en faire un emblème.

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    • Bonjour Prince Écran Noir ! Il y a en effet deux ou trois scènes plaisantes dans ce film et les matelas aquatiques en font partie. De même que la scène du camion à reculons. Mais dans l’ensemble je me suis plutôt ennuyée. Merci beaucoup de ton commentaire 🙂 Bon dimanche!

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  3. natlarouge

     /  2 juillet 2022

    je passe et de toute façon, je vais hélas trop peu au cinéma, bon week-end

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  4. Paul Thomas Anderson est un de mes réalisateurs fétiches. Son There will be blood est un chef d’œuvre avec l’immense Daniel D Lewis. Je vais tâcher de rattraper mon retard avec ce film dont tu nous parles si bien 🙂

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    • Celui-ci est le premier film de Paul Thomas Anderson que je voyais et je ne pense pas en garder un souvenir impérissable… Il a sans doute fait de bien meilleurs films dans le passé. Bonne journée 🙂

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      • Paul Thomas Anderson c’est vrai que c’est assez spécial comme univers. J’ai aimé celui-ci mais d’autres films de lui m’ont ennuyé. Belle journée Marie-Anne 🙂

  1. Licorice Pizza, Paul Thomas Anderson – Pamolico – critiques romans, cinéma, séries

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