Knulp d’Hermann Hesse

Voici ma deuxième lecture de ce mois de novembre 2020 pour le défi des « Feuilles allemandes » organisé par Patrice et Eva du blog « Et si on bouquinait un peu » que vous connaissez bien maintenant !

Ce roman a été écrit par Hermann Hesse (1877-1962) en 1915.
Il se compose de trois parties, qui relatent divers épisodes de la vie Knulp, un vagabond volontaire, de sa jeunesse aux dernières heures de son existence.
Dans la première partie, nous faisons connaissance avec Knulp, un jeune homme élégant, séduisant, qui ne travaille pas et survit grâce à la générosité de ses nombreux amis, mais dont l’honnêteté et la gentillesse lui interdisent de profiter de certaines situations.
Dans la deuxième partie, Knulp expose à un ami d’enfance quelques éléments de sa philosophie, qui peuvent expliquer ses choix de vie libre et sans attache.
Dans la troisième partie, Knulp est nettement plus âgé, atteint de tuberculose, mais il peut encore compter sur des amis fidèles qui cherchent à l’aider.
(…)

Mon avis :

Il m’a semblé que ce livre racontait l’histoire d’une vocation : celle de Knulp pour une vie sans attaches, pour la liberté. Certes, ce mode de vie misérable va rendre Knulp très malade, au point d’écourter son existence, mais sa vocation pour le vagabondage semble passer bien avant ces considérations de confort. Ce choix de vie le rend-il heureux ou malheureux ? Il semble que la question ne se pose pas vraiment car l’essentiel pour lui est de suivre sa voie, quel qu’en soit le prix.
Les amis de Knulp lui font remarquer avec un peu d’aigreur qu’il a gâché ses talents, qu’il avait les moyens de faire de grandes choses, mais il a suivi le destin qui était le sien et n’a pas de regret.
J’ai trouvé que l’atmosphère de ce livre avait une certaine ressemblance avec « Vie de poète » de Walser ou encore avec « Lenz » de Büchner, puisqu’on y trouve le même type de héros, un poète solitaire et marginal, mal compris des autres hommes, et en quête d’idéal.
Un très beau roman, dont la fin est particulièrement forte et poétique !
Je conseille vivement ce livre !

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21 Commentaires

  1. Je notes, merci…

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  2. Je suis ravie de voir un billet sur Hesse pour Les feuilles allemandes. Je n’ai pas lu celui-ci mais ça devrait bientôt changer grâce à ta chronique 😉 Merci pour le partage.

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  3. « Into the wild »…avec ses avantages et ses inconvénients…Mais qui n’a pas rêvé de la vie de bohême à une époque, un âge, face à la complexité de la vie sociale conventionnée…Un poète ne peut qu’aimer.

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    • Oui, c’est un livre sur les risques de la liberté, le prix à payer pour suivre sa vocation. Ce livre est extrêmement bien écrit et poétique ! Merci Pat 🙂

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  4. Michel B.

     /  13 novembre 2020

    Je n’ai pas encore lu Hesse. Peut-être commencerais-je par ce roman…

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    • C’est le premier livre de Hesse que je lis et je ne peux donc pas comparer avec ses autres romans mais en tout cas celui-ci est vraiment très beau !
      Merci Michel 🙂

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  5. Très beau retour Marie Anne ! Hermann Hesse, je découvre. Je te souhaite un excellent weekend 🙂

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  6. J’adore Hesse… Pas lu celui présenté. Il me fait un peu penser à «Narcisse et Goldmund» de cet écrivain où il exploite les mêmes thématiques (liberté versus responsabilité ).

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    • Je vais noter « Narcisse et Goldmund » pour une lecture future, merci de ce conseil !
      Le thème de la liberté plaisait beaucoup aux écrivains du 20è siècle et il est encore tout à fait actuel.
      Merci Madame Lit !

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  7. C’est toujours agréable à lire, les livres de Hesse, qui explorent souvent les mêmes thématiques : Le Loup des steppes (peut-être son plus célèbre), Demian, Siddhartha, qui sont des romans d’apprentissage. C’est vrai qu’en ce qui concerne Knulp, qui est très beau, on peut tisser un lien avec certains livres de Walser, même si le style, le ton, sont assez différents.

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    • J’ai acheté « Siddhartha » et il me semble aussi « Le loup des steppes », ils sont dans ma PAL…
      J’ai trouvé qu’il y avait quelques points communs avec Walser surtout dans la solitude romantique du héros, le côté « poète incompris », et l’idéal de liberté aussi… mais, oui, le ton est différent.

      Réponse
  8. Patrice

     /  14 novembre 2020

    Voilà un billet qui va donner envie à plus d’un lecteur de découvrir enfin Hermann Hesse !

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  1. Les feuilles allemandes 2020 – le bilan – Et si on bouquinait un peu ?

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