Sonnet 89 de Pablo Neruda

J’ai déjà plusieurs fois publié ici des sonnets de La Centaine d’amour de Pablo Neruda, et je poursuis donc dans ce sens aujourd’hui, avec le sonnet 89.

 

A ma mort tu mettras tes deux mains sur mes yeux,
Et que le blé des mains aimées, que leur lumière
Encore un coup sur moi étendent leur fraîcheur,
Pour sentir la douceur qui changea mon destin.

A t’attendre endormi, moi je veux que tu vives,
Et que ton oreille entende toujours le vent;
Que tu sentes le parfum aimé de la mer,
Et marches toujours sur le sable où nous marchâmes.

Ce que j’aime, je veux qu’il continue à vivre,
Toi que j’aimais, que je chantais par dessus tout,
Pour cela, ma fleurie, continue à fleurir,

Pour atteindre ce que mon amour t’ordonna,
Pour que sur tes cheveux se promène mon ombre,
Et pour que soit connue la raison de mon chant.

 

***

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15 Commentaires

  1. comme c’est beau…

    Réponse
  2. Sublime Neruda…chant d’amour s’il en est, qui berce les espoirs et fortifie le coeur…

    Réponse
  3. Michel B.

     /  8 février 2018

    Vraiment très beau ! Si tout le recueil est comme ça !…

    Réponse
  4. arbrealettres

     /  9 février 2018

    😉
    https://arbrealettres.wordpress.com/2018/02/09/sonnet-89-pablo-neruda/
    Belle journée Marie-Anne… sans trop de neige 😉

    Réponse
  5. Un chant d’amour vibrant!

    Réponse
  6. Pablo Neruda, c »est sublime et envoûtant.

    Réponse

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