Deux poèmes de Paul Eluard


Voici de nouveau des poèmes d’Eluard, dont je continue la lecture du livre Capitale de la Douleur chez Poésie-Gallimard, et plus précisément du recueil L’amour la poésie qui date me semble-t-il de 1929.

***
Mon amour pour avoir figuré mes désirs
Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre
Tes baisers dans la nuit vivante
Et le sillage de tes bras autour de moi
Comme une flamme en signe de conquête
Mes rêves sont au monde
Clairs et perpétuels.

Et quand tu n’es pas là
Je rêve que je dors je rêve que je rêve.

***

Je me suis séparé de toi
Mais l’amour me précédait encore
Et quand j’ai tendu les bras
La douleur est venue s’y faire plus amère
Tout le désert à boire

Pour me séparer de moi-même.

***

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2 Commentaires

  1. Oh quel cadeau!
    Je faisais un passage distrait et rapide (j’essaye de me consacrer à ma famille avant tout ces jours-ci), mais voilà que ces deux poèmes que j’aime sont là, comme pour me saluer de leur simplicité pure, comme une voix qui ranime une couche dormante au fond de moi. Merci beaucoup, beaucoup.

    Réponse
  2. Je passe rapidement prendre un vers. Et je trouve ceux d’Eluard splendides.

    Réponse

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