Sanshirô de Natsumé Sôseki

sanshiro_soseki J’avais déjà chroniqué sur ce blog un autre roman de Sôseki, Oreiller d’herbes, qui m’avait beaucoup plu, aussi j’ai eu envie de pousser plus avant ma découverte de cet auteur, avec ce roman : Sanshirô.
Sanshirô est un jeune homme qui vient de terminer le lycée dans sa région natale du Kyûshû et qui monte à la capitale pour commencer ses études. Les disciplines qu’il étudie tournent principalement autour de la culture anglo-saxonne et, au début, il ne sait pas trop s’il doit considérer les cours comme ennuyeux ou intéressants, tant il est dépaysé et surpris par tout ce qu’il voit dans la capitale.
Il fait de nombreuses rencontres : en particulier, un autre étudiant du nom de Yojirô, qui s’intéresse aux idées « modernes » et au renouveau de la littérature japonaise, qui est beaucoup plus débrouillard que Sanshirô mais aussi beaucoup moins scrupuleux, et qui lui attirera quelques ennuis d’argent.
Sanshirô rencontre également une jeune fille, Mineko , dont il tombe amoureux, mais à laquelle il n’ose pas déclarer ses sentiments bien que l’on puisse se douter que ces sentiments sont partagés. Les relations entre les deux jeunes gens sont un mélange de tendresse et d’amitié, sur un mode assez libre, et j’ai pensé plusieurs fois pendant ma lecture que les jeunes occidentales de la même époque n’étaient pas forcément aussi libres que les jeunes japonaises : dans le livre, la jeune fille prête en effet de l’argent à Sanshirô sans en référer à personne, et va faire des séances de pose devant un peintre qui réalise son portrait, sans être accompagnée par personne.
J’ai trouvé qu’il y avait une légère ressemblance entre ce roman d’apprentissage de Sôseki et des romans d’apprentissage occidentaux de la période romantique, comme L’éducation sentimentale de Flaubert par exemple.
Sanshirô m’a semblé être un roman plein de fraîcheur et de légèreté, où la psychologie des personnages est très bien observée et décrite par petites touches, et où le lecteur s’attache à cette galerie de personnages aux réactions parfois imprévisibles mais toujours très vivants.
Par ailleurs, le jeune héros, Sanshirô, est un gentil rêveur dont il est agréable de suivre l’évolution, même si les leçons de la vie peuvent être amères.

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