L’homme irrationnel de Woody Allen

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Ceux qui suivent ce blog régulièrement savent que je suis une inconditionnelle de Woody Allen et que, si je ne dois voir qu’un seul film dans l’année, c’est forcément son dernier opus que je vais voir.
Je ne pouvais donc pas manquer L’homme irrationnel, sorti en salles en cet automne 2015.

Le début de l’histoire :

Un professeur de philosophie, Abe Lucas (Joaquin Phoenix), arrive dans une nouvelle Université. Il y est précédé par une réputation sulfureuse : il multiplierait les conquêtes féminines, y compris avec ses étudiantes, et aurait des idées particulièrement novatrices et audacieuses. De fait, Abe Lucas est un homme plutôt sombre, il boit du whisky du matin au soir, préfère la solitude, porte un regard désespéré sur la vie, et désabusé sur la philosophie. Mais ses cours sur la morale, sur Kant, sur Kierkegaard, ou encore sur l’existentialisme, passionnent ses élèves et fascinent tout spécialement une jeune étudiante prénommée Jill (Emma Stone) avec laquelle il noue bientôt une profonde amitié. Parallèlement, il entame une liaison avec Rita Richards (Parker Posey), une laborantine de l’Université, dont le mariage est un échec.
Mais, un jour, dans une cafétéria, Abe et Jill surprennent une conversation à la table juste derrière eux – conversation qui va faire basculer l’histoire vers un tout autre registre. (…)

Mon avis

Je ne vais pas dévoiler la façon dont l’histoire évolue, mais le thème du film me semble être la morale et la manière dont on peut s’en passer (ou pas), avec d’intéressantes incursions philosophiques et une référence à Crime et Châtiment qui revient à plusieurs moments du film. Mais, contrairement à Raskolnikov, Abe Lucas ne s’embarrasse pas de culpabilité ou de scrupules, et le fait d’avoir aboli toute règle morale le rend parfaitement heureux.
La deuxième partie du film est particulièrement réjouissante, avec des moments de surprise et un rythme plus soutenu, parfois souligné par une petite musique que j’ai beaucoup appréciée car elle accentue la tournure amusante que prennent les événements.
Alors bien sûr, comme souvent chez Woody Allen, on peut regretter un côté un peu démonstratif et explicatif, comme si le cinéaste voulait fournir toutes les clés de son film sans laisser le spectateur libre de ses interprétations, mais pour ma part ça ne m’a pas dérangée et j’apprécie que ses films donnent matière à réfléchir, quitte à être un petit peu trop verbeux.
Je dirais donc que c’est un assez bon Woody Allen, qui doit beaucoup aux acteurs, tous très convaincants, et plus spécialement à Emma Stone qui montre dans ce film un très large éventail d’émotions différentes.

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10 Commentaires

  1. Je ne l’ai pas encore vu mais comme vous, je n’en manque jamais un (ou alors vraiment très peu, car il produit beaucoup, ce jeune homme…) C’est vraiment l’un des scénaristes qui m’a donné envie de faire ce métier. Annie Hall reste un de mes films fétiches.

    Réponse
    • Ah oui, il a réalisé un grand nombre de superbes films ! Annie Hall, mais aussi La Rose Pourpre du Caire, ou encore Manhattan … Personnellement, mes chouchous sont « Radio Days » et « Alice », qui datent également des années 80.

      Réponse
  2. Pour ma part, je n’ai vraiment pas aimé ce film. 😉

    Réponse

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