Trois « imitations de Gongora » de Philippe Démeron

J’ai trouvé ces trois poèmes en prose à la page 21 du numéro 20 de la revue Les Citadelles, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ce mois-ci.
Ces poèmes sont titrés « Imitations de Gongora » et je vous laisse chercher sur Wikipédia plus de renseignements sur ce poète baroque espagnol de la fin du 16è et début du 17è siècle.
Philippe Démeron est un poète français qui anime depuis vingt ans la revue Les Citadelles.

Charivari vert rayon

Quelques instants avant l’aube le charivari des oiseaux informe le jour de se lever emplit les rêves de clarines suave prélude à la journée donne à la brume signal de s’écarter devant le Soleil la tête posée sur son bras ses doux cheveux en désordre elle sourit à ce chant en rêvant tandis que la main de son compagnon éprouve la cambrure parfaite de son dos en solitude sur un drap de lin vert rayon teignant un instant l’intérieur de leur chaumière …

Les ruines

Masque d’arbres à crû à l’entour dans les ruines châtelaines les étoiles agrémentaient de nuit la couronne de tours crénelées jadis ceignant un donjon imprenable aujourd’hui bâtiment lamentable les chevriers y mènent leur troupeau pleurent très fort à ce souvenir lierre et mousses pieusement revêtent la nudité des vestiges délicatesse du temps qui fuit un pont-levis disparu enjambait les fossés depuis desséchés sauf rares flaques à grenouilles …

Psyché (Chœur)

Avide sans ailes dénudé duveteux ton Cupidon moussant d’ardent désir t’attend enfant il t’aima sa main chair intacte doucette recherchait la tienne ô Psyché couverte ruisselante viens viens t’attend celui dont le duvet ombre à peine les joues rosissantes rougeoyant déjà l’impatience grandit entre ses jambes mais toi pudique tu feins une chaste ardeur ô Psyché ce n’est pas la nervosité du corps qui te meut tu t’abandonnes tirée par les bras mais avec recueillement …

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2 Commentaires

  1. Philippe Démeron

     /  1 novembre 2016

    Attention, le dernier poème, tel qu’il a été publié dans la revue, comporte une erreur; il faut lire « Psyché » (deux fois) et non pas « Hyménée ».
    L’auteur

    Réponse

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