Un poème de Pierre Dhainaut

l_annee_poetique_2009
Visage, dire « visage » au lieu d’obstacle,
les gestes étaient prêts
de la tendresse immémoriale,
il ne leur faut que des mots qui allègent,
même celui de « mort »,
aucun ne fera exception,
pas un n’a l’orgueil de se croire
définitif : les phrases vont et viennent
ou les caresses, des lèvres
sont effleurées, une haleine
en émane, presque un murmure.

Extrait de Sur le vif prodigue, Editions des Vanneaux

****

J’ai trouvé ce poème dans l’anthologie poétique, L’année poétique 2009. C’est surtout le premier vers que j’aime.

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2 Commentaires

  1. denis

     /  1 septembre 2014

    je l’aime beaucoup celui-là. comme si je partageais et comprenais parfaitement ce que l’auteur veut dire…

    Réponse
  2. Moi aussi, les deux ou trois premières fois que j’ai lu ce poème il m’a semblé très clair, et puis, au fur et à mesure des relectures il s’est obscurci … mais le premier vers me parait toujours aussi beau et frappant.
    Merci Denis pour ton passage ici 🙂

    Réponse

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