Sonnet 47 de Pablo Neruda

pablo_nerudaVoici le sonnet 47 de La Centaine d’amour de Pablo Neruda.

 

Sonnet 47

 

Je me retourne et veux te voir, dans la ramée.
Voici que peu à peu tu es devenue fruit.
Il ne t’a rien coûté de surgir des racines
tu n’as eu qu’à chanter tes syllabes de sève.

Te voici tout d’abord une fleur odorante
qu’un seul baiser suffit à changer en statue,
jusqu’à ce que soleil et terre, sang et ciel
te reconnaissent le délice et la douceur.

Sur la branche je pourrai voir ta chevelure,
dans le feuillage c’est ton signe qui mûrit,
ce sont ses feuilles qui s’approchent de ma soif ;

et ta substance alors viendra remplir ma bouche,
ce sera le baiser qui montait de la terre
apporté par ton sang de fruit gonflé d’amour.

 

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5 Commentaires

  1. denis

     /  20 juillet 2014

    c’est très beau. merci marie-anne. je crois que je vais lire ce recueil car on me l’a déjà conseillé …

    Réponse
  2. Oui c’est déjà le quatrième sonnet de ce recueil que je publie, c’est très imagé et parfois sensuel. Moi aussi je trouve ça très beau.

    Réponse
  3. A reblogué ceci sur jean-louis.riguet-librebonimenteuret a ajouté:
    Poème d’amour

    Réponse
  4. arbrealettres

     /  25 juillet 2014

    L’Amour fleur devenu fruit! Beau poème sensuel 🙂

    Réponse
  5. Oui, un très beau poème.
    Merci d’être passé par ici malgré la chaleur ambiante 🙂

    Réponse

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