Echappée : un sonnet de Michel Baglin

baglin_presentJe vous écris sans savoir l’heure ou le temps qu’il fait,
d’un café, d’un hall de gare ou d’un aéroport,
d’un endroit qui vous tire le regard au dehors
sans que vous voyiez les flaques ni les ciels défaits.

Je vous écris dans cette échappée du quotidien.
C’est un voyage sans autres bruits que ceux des rues,
sans plus de larmes ou de cris ou de pas perdus
que dans une vie quelconque et son décor de rien.

C’est un lieu que je connais, un temps que je fréquente.
J’y ai des habitudes de vivant qui s’absente
dans un arrière-pays jamais très éloigné

où lève sous l’encre une nuée d’oiseaux de nuit
dont j’écris le vol dans l’espoir qu’il va m’enseigner
où ont émigré jadis les horizons promis.

****

 

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4 Commentaires

  1. arbrealettres

     /  14 mars 2014

    l’échappée de l’écriture ou de la lecture… oui comme une parenthèse « du vivant qui s’absente »… « une levée d’encre » vers des horizons au goût de Terre promise …
    Je le note pour Arbrealettres 😉

    Réponse
  2. Bonjour! Je t’ai tagué dans mon dernier article pour le Liebster Award. Va jeter un oeil : styloplumeetminedeplomb.wordpress.com

    Réponse

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