Un poème de Pasolini (1952)

pasolini_poemesCe poème est extrait du recueil Petits Poèmes Nocturnes (1952-1953). Pier Paolo Pasolini avait donc trente ans lorsqu’il l’a écrit.

Quand il est plus dur de vivre
la vie est-elle plus absolue ?
Sur les rives vespérales
de mes sens muets est muette

la vieille raison
en quoi je me reconnais :
c’est un parcours intérieur
un sous-bois étouffé

où tout est nature.
Pénible travail
de subsistance obscure

toi seul es nécessaire …
Et tu m’emportes doucement
au-delà des frontières humaines.

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2 Commentaires

  1. arbrealettres

     /  28 février 2014

    Les coups de la vie nous (r)éveillent/révèlent à nous-mêmes parfois
    nous sommes « autre chose » que notre raison raisonnante !
    Beau poème d’homme déjà mûr! 🙂

    Réponse
  2. Trente ans c’est encore très jeune 🙂 … même si ce poème aurait aussi bien pu être écrit par un homme plus mûr !
    Un beau poème sur la manière dont le malheur nous élève.

    Réponse

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