Dimanche chez les Minton de Sylvia Plath

plath_dimanche J’ai choisi de lire Dimanche chez les Minton de Sylvia Plath parce que j’avais gardé un excellent souvenir de son roman autobiographique La Cloche de Détresse, qui parlait de son expérience de la dépression.
Ici, l’atmosphère est tout à fait différente, ne serait-ce que parce qu’il s’agit d’un recueil de nouvelles, dont la forme brève donne une plus grande impression de légèreté.

Sur ces cinq nouvelles, trois m’ont particulièrement touchée :
Dans la boîte à souhaits : une femme jalouse son mari parce qu’il fait chaque nuit des rêves passionnants, tandis qu’elle-même ne se souvient presque jamais de ses rêves. Elle commence à broyer du noir, à faire des complexes sur son manque d’imagination (…)
Dans le jour où Mr Prescott est mort : une mère et sa fille adolescente, la narratrice, vont chez les Prescott, une famille de leur connaissance, dont le père est mort. Elles sont ainsi associées à la veillée du corps. Mais personne n’a de chagrin car Mr Prescott était un vieillard grincheux, et chacun cherche à sauver les apparences, comme s’il s’agissait d’un jour très triste.
Dans dimanche chez les Minton : un frère et une sœur, Henry et Elizabeth Minton, tous les deux retraités, vivent sous le même toit mais ont des caractères radicalement opposés : Henry est un homme pointilleux et rationnel, tandis qu’Elizabeth est distraite et rêveuse, et voudrait échapper à l’ascendant de son frère.
Dans ces trois nouvelles, le personnage principal est décalé par rapport à son entourage, et se sent seul par rapport à une réalité qui lui étrangère. Ce personnage subit une situation sans parvenir à s’en extraire.
Dans la boîte à souhaits, c’est son manque d’imagination qui mine l’héroïne, dans dimanche chez les Minton, c’est l’excès d’imagination d’Elizabeth qui, probablement, encombre trop sa vie et ses pensées et la rend passive face au réel.
J’ai aimé l’écriture de Sylvia Plath, avec souvent des comparaisons très belles, et une manière de mener ses histoires et ses personnages sans jamais forcer le trait.

Une lecture rapide et assez agréable.

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