Un poème d’amour de Judith Chavanne

J’ai trouvé ce beau poème dans la revue poétique Place de la Sorbonne de mars 2011.

TEXTE 5

Parfois, la main de l’un sur l’autre main se pose,
Ce peut être même sans se regarder ;

Assis côte à côte dans le jour transparent, ils se savent
ensemble en cette légère pression : les chairs,
le réseau des veines saillant, les os
et le frais métal de la bague ;

c’est tout leur appui dans le temps.

Une paume
sur le revers d’une autre comme un oiseau frêle
venu se percher.

Il n’est plus temps pour eux de s’aimer de tout leur corps,
mais en cet îlot vivant
où l’étreinte se resserre, et le cœur toujours battant.

Ce poème était extrait du recueil Un seul bruissement, publié par Le bois d’Orion en 2009.

Publicités
Poster un commentaire

2 Commentaires

  1. arbrealettres

     /  30 juillet 2013

    joli moment tendre mis en poème 🙂

    Réponse
    • Oui, j’avais acheté ce recueil de Judith Chavanne et l’avais beaucoup admiré.
      J’attends avec impatience son prochain recueil …

      Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :