Un poème de Verlaine sur Rimbaud (1873)

verlaine_rimbaud

Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses :
De cette façon nous serons bien heureuses
Et si notre vie a des instants moroses,
Du moins nous serons, n’est-ce pas ? deux pleureuses.

Ô que nous mêlions, âmes sœurs que nous sommes,
A nos vœux confus la douceur puérile
De cheminer loin des femmes et des hommes,
Dans le frais oubli de ce qui nous exile !

Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles
Éprises de rien et de tout étonnées
Qui s’en vont pâlir sous les chastes charmilles
Sans même savoir qu’elles sont pardonnées.

 

Ce poème sans titre de Verlaine a été écrit en 1873, alors qu’il avait fui sa femme en compagnie de Rimbaud, et fait partie du recueil Romances sans paroles.

La majorité des commentateurs pensent que ce poème s’adresse à Rimbaud.

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6 Commentaires

  1. Très beau poème.

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  2. Ils ont parfois été comme chien et chat tous les deux.

    Réponse
    • Avec le fameux coup de pistolet et l’emprisonnement de Verlaine, l’histoire s’est mal finie. Une passion très orageuse mais qui a engendré de beaux poèmes !

      Réponse
  3. Oui, merci de nous avoir fait partager ce poème. 🙂

    Réponse

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